Immobilier

Les centres d’affaires Starco et Gefinor se portent bien

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Les centres d’affaires Starco et Gefinor se portent bien
Guillaume Boudisseau, Janvier 2013

Parmi les cinq principaux centres d’affaires de Beyrouth, Starco et Gefinor font figure de “dinosaures” dans le paysage urbain de la capitale. Pourtant, selon The Quarterly, le bulletin de la société Ramco Real Estate Advisers, ils affichent des loyers (de 300 à 400 dollars le m2 annuels) et des taux d’occupation parmi les plus élevés de la ville. Starco et Gefinor ont beau avoir entre 40 et 50 ans, ils sont en pleine forme ! Seul bémol, leur galerie marchande n’est pas aussi dynamique que leurs espaces de bureaux. La faute à une structure commerciale mal adaptée à la demande actuelle et affectée par la concurrence des centres commerciaux.

Racheté en 2010 par un consortium d’investisseurs dont le groupe M1, Starco qui fut inauguré en 1961 est le plus grand et le plus ancien centre d’affaires à Beyrouth. Constitué de deux immeubles indépendants (Starco et New Starco), ce centre domine le secteur Minet el-Hosn du centre-ville. Au cours des dernières années, le centre s’est progressivement vidé de ses anciens locataires. Aujourd’hui, les nouveaux loyers varient de 300 à 350 dollars le m2.
Le look désuet de Starco contraste avec celui des immeubles ultramodernes en construction du centre-ville. Cela ne l’empêche d’avoir un excellent taux d’occupation souvent supérieur à la nouvelle génération d’immeubles d’affaires de Beyrouth.
À l’opposé, la galerie marchande n’a pas une aussi bonne notoriété, à l’exception de sa salle de spectacle.

Malgré ses 43 ans, Gefinor est une réussite architecturale – il a été dessiné par le Suisse Victor Gruen – qui ne se démode pas. Constitué de cinq blocs, le centre est la première destination d’affaires de Ras Beyrouth aux portes du quartier Hamra et à quelques mètres de l’AUB et de l’AUBMC. Gefinor compte un parking de 13 000 m2 et totalise 21 500 m2 de bureaux. Son taux d’occupation est supérieur à 90 %. Pourtant, il compte encore un certain nombre d’anciens locataires qui paient des loyers dérisoires, alors que les nouveaux venus doivent se soumettre à une grille qui commence à 300 dollars le m2.
Avec un loyer de 400 dollars le m2, la tour de 20 étages affiche l’un des loyers les plus élevés du Liban.
La galerie marchande de 6 000 m2 du Gefinor est principalement dominée par des succursales bancaires et des agences de voyages.

En plus du Starco et du Gefinor, The Quarterly estime que Sofil, Sodeco Square et Borj el-Ghazal font partie des cinq principaux centres d’affaires de Beyrouth.
Situé le long de l’avenue Charles Malek, le centre Sofil reste un immeuble de bureaux élégant qui a belle allure avec ses terrasses plantées. Cette copropriété affiche un bon taux d’occupation et peu de roulement a été observé au cours des dernières années. Cette spécificité en fait une adresse appréciée. Une notoriété associée à sa structure commerciale (banque, salle de cinéma, bijouterie et articles de maison) qui compte quelques enseignes reconnues.

Construit à la fin des années 1990, Sodeco Square n’est pas une adresse d’affaires haut de gamme, mais ce centre est au cœur de Beyrouth et reste facile d’accès. Vendu à de nombreux propriétaires au moment de sa commercialisation, les loyers attractifs (à partir de 200 dollars le m2) permettent à ce centre d’avoir de très bons taux d’occupation. Les petites surfaces de bureaux dont plusieurs 115-145 m2 sont recherchées.
Sa galerie marchande a connu des hauts et des bas. Après avoir touché le fond avec la concurrence de l’ABC Achrafié, la galerie a retrouvé dernièrement un second souffle en partie grâce au complexe de cinéma qui s’y est maintenu.

Borj el-Ghazal est l’un des plus récents immeubles d’affaires de Beyrouth. Situé en bordure du centre-ville et accessible de Sassine comme de Ras Beyrouth, ce centre d’environ 9 000 m2 de bureaux est une copropriété bénéficiant d’une belle renommée. Produit de qualité sans être de prestige, Borj el-Ghazal offre peu de disponibilité. Malheureusement, la poignée de boutiques au rez-de-chaussée collectionne les échecs et les fermetures. Malgré un trafic important le long du ring, les vitrines sont masquées par des arcades qui nuisent à leur exposition.


Noms cités : Victor Gruen, M1, The Quarterly, Ramco, Ramco Real Estate Advisers, PAC
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