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Interview
Ali Abdel Latif : « 2012 a été une excellente année »

Ali Abdel Latif : « 2012 a été une excellente année »
Guillaume Boudisseau, Février 2013
Longtemps négligé par les promoteurs, l’immobilier d’entreprise connaît une soudaine dynamique. Les projets de bureaux se multiplient dans la capitale. Rue Souraty à Hamra, adjacent à l’hôpital AUBMC, le projet Vision 1974 offre des cliniques et des bureaux
à partir de 59 m2. 80 % du projet a déjà été prévendu en 16 mois.
Entretien avec Ali Abdel Latif, copropriétaire du projet.

Pourquoi avoir investi dans un projet de bureaux à Hamra ?
Au départ, nous avions pensé développer un projet résidentiel puis mixte avec à la fois des appartements et des bureaux. Mais, nous n’étions pas convaincus. Puis notre architecte – Charles Hadifé – nous a proposé un immeuble ultramoderne pour des bureaux et des cliniques. Nous avons été séduits. Nous avons alors lancé une étude de marché pour savoir si la demande pouvait suivre. Persuadés qu’il y avait un créneau à saisir, nous avons acheté la parcelle au début 2011.

Comment se structure
le projet ?

Vision 1974 compte 11 étages avec de six à sept unités par étage. La plus petite est de 59 m2. Mais en fonction de la demande, il est possible d’avoir des surfaces plus larges. Le projet se termine par deux bureaux duplex.

Quand avez-vous commencé la commercialisation ?
Le projet a été lancé en octobre 2011. Depuis, nous avons vendu 44 unités, un bureau duplex et une boutique. Vision 1974 est venu au bon moment pour satisfaire une forte attente de la part des médecins qui représentent 80 % des acheteurs.

Quels sont vos prix de vente ?
Notre grille commence à 5 600 dollars le m2. En octobre 2011, les premières ventes se sont faites sur la base de 5 300 dollars le m2.

Comment jugez-vous le marché immobilier actuel ?
Avec la dégradation de la situation régionale, il y a des gens qui préfèrent attendre et repousser leur achat. Par contre, il y a toujours une demande de la part de locaux et d’expatriés qui ont besoin d’un nouveau logement ou d’un bureau. Ces personnes maintiennent leur confiance dans l’immobilier qui a prouvé sa solidité. Par le passé, personne n’a investi à perte. Dans le pire des cas, les acheteurs conservent leur mise.

Quels sont vos autres
projets ?

Cet été 2013, nous terminons le projet Vision 210 situé à côté du jardin public de Zokak el-Blatt qui compte des simplex de 225 et 227 m2. Puis en automne 2013, nous commencerons la phase d’excavation du projet Vision 1793 rue Spears.

Comment se structure Vision 1793 ?
Cet immeuble compte 54 appartements de 114 à 350 m2 répartis dans deux blocs, l’un de 21 étages sur la rue Spears et le second de 10 étages qui donne sur le palais Takieddine el-Solh. Chaque unité a de deux à trois places de parking. Environ 40 % a déjà été prévendu. Pourtant, le projet a été lancé en automne 2012.

Votre taux de vente est satisfaisant. Quelles explications avez-vous ?
Vision 1793 a trois atouts majeurs. La rue Spears est facile d’accès et a du charme avec ses immeubles anciens. Aussi, nous suivons la demande avec de petites surfaces, puisque 83 % des logements varient de 114 à 193 m2. Puis, nos prix sont inférieurs aux projets en construction autour de nous, que ce soit à Spears et à Kantari.

Pourquoi nommer tous vos projets Vision ?
Après notre projet Achrafieh 16, nous cherchions un nom pour l’immeuble de Zokak el-Blatt. Dans ce cas-là, garder le nom du quartier avec le numéro de la parcelle ne fonctionnait pas. Un peu par hasard, le terme Vision a fait son chemin. Cela sonne bien ! Depuis, nous l’avons gardé pour nos projets


Noms cités : Ali Abdel Latif, Charles Hadifé
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