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Interview
Bernard Ammoun : « Notre créneau, être différent »

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Interview
Bernard Ammoun : « Notre créneau, être différent »
Guillaume Boudisseau, Septembre 2012
Entre l’Hôtel-Dieu et la place Sassine, la rue Adib Ishac est touchée à son tour par la frénésie immobilière. Les nouveaux projets résidentiels s’y multiplient. Parmi eux, Solaris Towers s’étire sur 29 étages et totalise environ 11 500 m2 de surfaces d’appartements. Présentation de Bernard Ammoun, copropriétaire.

Où se trouve votre projet ?
Solaris Towers se situe à proximité de l’hôtel Alexandre devant l’église Saint-Jean. Le projet occupe une parcelle d’environ 1 980 m2.
 
À quand remonte l’acquisition de cette parcelle ?
Il s’agit de trois parcelles. Le premier achat date de 2009 et la dernière parcelle a été acquise en 2011. La présence d’anciens locataires a retardé le projet.
 
Comment se structure le projet ?
Solaris Towers compte deux blocs accolés l’un à l’autre. L’ensemble dispose d’une façade de 40 mètres de longueur et d’une largeur d’environ 13 mètres.
Il y a 63 appartements répartis sur 29 étages. Les simplex varient de 83 à 220 m2. Nous avons également quatre à cinq duplex de 270 à 300 m2 et un penthouse de 300 à 350 m2. Le projet a été dessiné par l’architecte Bernard Mallat qui est en train de finaliser les plans pour déterminer les surfaces définitives. Par exemple, nous avons 13 appartements de 83 m2 avec une chambre à coucher. Mais nous voulons avoir la flexibilité d’en ajouter huit de plus en cas d’une forte demande.
 
Quels sont vos prix de vente ?
Les deux premiers étages sont déjà pris. Nous demandons 3 400 dollars le m2 à partir du troisième étage.
 
Qui sont vos clients ?
Aucune vente n’a encore été officialisée avant l’obtention du permis de construire. Toutefois, nous avons lancé une campagne de communication dans la presse et sur Internet au début de cet été. Nous avons déjà une vingtaine de clients intéressés qui font partie de nos réseaux. Il s’agit en majorité de Libanais issus de la diaspora.
 
Comment jugez-vous le marché immobilier actuel ?
Il est incontestable que le marché traverse une période d’accalmie. Mais il y a toujours des niches à exploiter. C’est pour cela que nous sommes différents des autres projets. Solaris Towers compte de petites surfaces de 83 m2. Nous avons six niveaux de parking, soit environ 12 000 m2, ce qui permettra d’offrir deux places de parking pour les unités de deux à trois chambres à coucher. De plus, les résidents disposent d’un club et d’une salle polyvalente au 30e étage.
 
Quelles sont les autres spécificités de votre projet ?
Le projet sera un immeuble vert. La première chose que nous avons faite a été de déplacer les arbres déracinés au cours de la phase d’excavation. Ils sont actuellement dans une garderie dans la région de Aley. Une fois le projet construit, ils seront replantés dans le jardin et dans les différentes terrasses plantées de la tour. La façade sud de Solaris Towers sera constituée de panneaux solaires. Les résidents pourront en ajouter en fonction de leur consommation. Nous allons collecter l’eau de pluie dans un réservoir de 1 000 m3 pour la traiter et la réutiliser. La climatisation des appartements sera réglée selon le système VRV (Volume de réfrigérant variable) qui fonctionne selon les besoins des résidents.
 
Qui sont les propriétaires de Solaris Towers?
Nous sommes un groupe de huit investisseurs libanais. Il s’agit de notre première expérience dans la promotion immobilière. De mon côté, je travaille dans le domaine des écotechnologies au Liban et au Moyen-Orient à travers la holding Green Future Lebanon.


Noms cités : Green Future Lebanon, Du, Bernard Mallat, Bernard Ammoun
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