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Interview
Julien Hojaili : « Nos investissements vont du Maroc à l’Irak »

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Interview
Julien Hojaili : « Nos investissements vont du Maroc à l’Irak »
Guillaume Boudisseau, Décembre 2014
Situés en bordure du centre-ville de Beyrouth, Beirut Harbour et C Gate proposent environ 23 000 m2 de bureaux à la vente. Le promoteur, Karam Holding, mise sur des emplacements stratégiques pour proposer des produits compétitifs par rapport à la concurrence. Entretien avec Julien Hojaili, responsable des ventes.

Comment se structurent vos deux projets ?
Signé par le cabinet Fouad Menem, Beirut Harbour se structure autour de trois entités : le rez-de-chaussée et le sous-sol sont des espaces commerciaux. L’immeuble dispose ensuite de cinq étages de bureaux d’environ 763 m2 par palier. Les deux derniers niveaux sont résidentiels avec une entrée privée et un ascenseur individuel.
À côté de l’église Mar Mansour, C Gate se trouve le long du ring, l’un des axes les plus fréquentés de la capitale. Dessiné par l’architecte français Christian de Portzamparc, le projet occupe une parcelle de 3 000 m2 et compte trois immeubles indépendants avec un total de 19 145 m2 de bureaux, 852 m2 de terrasses et 3 339 m2 de commerces. Il y a plusieurs années, le ministère des Affaires étrangères devait s’y installer. Le sous-sol avait même été construit. Nous sommes en train de modifier sa configuration pour optimiser le nombre de places de parking.

Quelle est votre stratégie de commercialisation ?
Beirut Harbour est dans sa phase finale. 60 % des boutiques et 40 % des bureaux ont été vendus. Plus la fin des travaux approche et plus nous sommes sollicités. Nous avons des demandes quotidiennes. Notre gamme de surfaces de bureaux (de 98 à 763 m2) nous permet de toucher un large panel de clients. Notre grille des prix commence à 5 500 dollars le m2. Les bureaux sont vendus dans leur structure béton. Les deux emplacements commerciaux encore à la vente sont proposés à partir de 13 500 dollars le m2. C Gate est encore dans sa phase préliminaire. Notre stratégie actuelle est de vendre à un même client de larges surfaces de 3 000 à 5 000 m2 pour lesquelles nous pouvons faire un geste commercial.

Comment positionnez-vous vos projets par rapport à la concurrence ?
Nous savons qu’il y a plusieurs projets de bureaux à Beyrouth. Mais nous avons misé sur des emplacements stratégiques aux entrées du centre-ville avec un excellent accès et surtout des prix compétitifs.

Avez-vous d’autres projets immobiliers à Beyrouth ?
Fanar Residences, à côté de l’Université libanaise. Il s’agit d’un grand complexe résidentiel de 204 appartements principalement de 130 à 170 m2. Le projet compte trois immeubles répartis autour d’un jardin privé et d’une piscine. Les deux premiers blocs seront livrés au début 2015, le troisième suivra quelques mois après. Déjà 70 % des logements ont été vendus. Avec la situation sécuritaire et économique, les ventes ont ralenti, mais nous vendons néanmoins plus d’une unité par mois.

Le groupe Karam est dans la construction depuis 1975, à partir de quand êtes-vous devenus promoteurs et dans quels pays avez-vous investi ?
Cela fait une dizaine d’années que nous sommes dans la promotion immobilière via différentes filiales. Hormis le Liban, nos projets vont du Maroc à l’Irak en passant par Abou Dhabi où nous construisons Sky Gardens sur l’île al-Reem avec le concours de l’architecte hongkongais James Law. Cet immeuble haut de gamme compte 271 unités. Au Maroc, le projet Diyari totalise environ 2 700 logements. En Irak, nous développons un complexe résidentiel de 3 000 unités et un centre commercial. Finalement, nous ciblons une clientèle variée à travers des produits haut de gamme mais aussi grand public. Ces investissements dépendent des opportunités qui se présentent à nous et des spécificités de chaque pays.


Noms cités : Julien Hojaili, Karam Holding, James Law, Christian de Portzamparc
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