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Interview
Marwan Daou : « Kantari est sous-estimé »

La Corniche du Fleuve, une nouvelle adresse résidentielle à Beyrouth

Interview
Marwan Daou : « Kantari est sous-estimé »
Guillaume Boudisseau, Juillet 2012
Mina el-Hosn SAL est convaincue du potentiel de Kantari, un quartier à la limite du centre-ville. Après le succès de son précédent immeuble 580 Residence construit en 2009, la société compte trois nouveaux projets dans le même secteur. Entretien avec Marwan Daou, PDG de Mina el-Hosn SAL.

Où se trouvent vos projets et comment se structurent-ils ?
Nous avons trois projets en cours. Ils sont situés entre les studios de la Future TV et l’école de la Charité, c’est en face de l’église St-Louis et de l’épicerie fine Aziz. Les travaux de Mina el-Hosn 594 viennent de démarrer. L’immeuble compte 10 unités de 278 m2 et un duplex de 470 m2. Les plans sont signés par le cabinet Insight Architecture. Mina el-Hosn 600 compte 14 étages avec des logements de 218 m2. L’architecte est Ayman Siniora. La phase d’excavation va commencer au cours de cet été. Mina el-Hosn 605 est encore dans sa phase préliminaire. Nous sommes en train de finaliser la façade et les surfaces. Il sera mis sur le marché ultérieurement.

Avez-vous déjà commencé les ventes ?
Nous avons déjà vendu huit unités dans Mina el-Hosn 594. Les acquéreurs sont des Libanais soit qui travaillent dans les pays du Golfe, soit qui résident à Ras Beyrouth. La commercialisation de Mina el-Hosn 600 sera officielle prochainement. Mais cinq-six personnes sont déjà sur une liste d’attente, prêtes à confirmer leur intérêt. En fait, le bouche-à-oreille a bien fonctionné et incontestablement l’immeuble 580 Residence nous fait une excellente publicité. Les gens savent désormais que nous avons des projets dans le quartier.

À quand remonte votre premier projet à Kantari ?
Notre premier achat date de la fin 2004. Au total, nous avons acquis des dizaines de petits lots qui comptaient parfois 50 copropriétaires. Pour chaque transaction, il fallait être patients et respecter l’intérêt de chaque copropriétaire.

Quel est le potentiel de ce quartier ?
Le quartier est sous-estimé. Pourtant, son principal atout est sa proximité avec le centre-ville qui compte de véritables attractions comme les Souks de Beyrouth et Zaitunay Bay. Ensuite, c’est un quartier résidentiel relativement calme avec une réelle mixité communautaire. Kantari a aussi une excellente accessibilité. Il est à quelques minutes de Hamra, d’Achrafié et de la route de l’aéroport.

Entre votre immeuble 580 Residence et votre projet Mina el-Hosn 600, la surface des simplex ne cesse de se réduire, vous vous adaptez à la demande ?
Effectivement, les appartements dans 580 Residence allaient de 305 à 540 m2. Aujourd’hui, pour le projet Mina el-Hosn 605, nous pensons à des surfaces inférieures à 150 m2. En fait depuis fin 2008, le marché a changé. La demande a évolué et se dirige vers de petites surfaces. Le prochain défi des promoteurs sera d’offrir des unités de 100 m2 avec deux chambres à coucher avec une cuisine ouverte. La clé de la réussite est d’avoir des produits bien dessinés avec des espaces très fonctionnels.

Vous êtes également copropriétaire du projet Ashrafieh 4748 à la Corniche du Fleuve, comment se déroule sa commercialisation?
Avec plus de 60 %, le taux de vente est satisfaisant. Si l’appétit des clients est moins fort qu’auparavant, nous avons toujours des demandes et des transactions. Nos prix sont compétitifs puisque avec un budget de 500 000 à 650 000 dollars, il est possible d’acquérir un appartement de 190 m2 entre le 12e et le 20e étage.


Noms cités : Marwan Daou, Insight Architecture, Mina el-Hosn SAL, Ayman Siniora
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