Interview
Michel Chacar : « La demande a évolué »
Guillaume Boudisseau, Juin 2016
Présente dans la promotion immobilière à Achrafié depuis une dizaine d’années, la société Beirut Builders joue la carte
de la diversité avec ses deux derniers projets résidentiels : Sioufi Heights vise une clientèle haut de gamme, tandis que le projet
Les Terrasses des Oliviers cherche à séduire les petits budgets avec des appartements de 70 à 210 m2. Entretien avec Michel Chacar, directeur associé chez Beirut Builders.


Où se trouvent exactement vos deux chantiers actuels ?
Sioufi Heights domine le jardin public de Sioufi. C’est le plus bel emplacement du quartier. Nous nous sommes battus pour l’acquérir. Au départ, il s’agissait de deux parcelles. Après l’acquisition de la première, il a fallu un an pour obtenir la seconde. Au final, l’immeuble occupe une parcelle de 2 230 m2. L’immeuble Les Terrasses des Oliviers se trouve dans le quartier al-Ghabi entre les secteurs Sioufi et Karm el-Zeitoun.

Comment se structurent-ils ?
Sioufi Heights compte 43 appartements répartis dans deux tours de 20 et 28 étages. Les simplex sont de 326 et 382 m2. Nous avons également deux duplex de 510 et 514 m2. Les Terrasses des Oliviers totalise 32 logements de 70 à 210 m2.

Vos deux projets sont situés dans deux secteurs géographiques différents avec des cibles presque opposées. Pourquoi avoir investi dans ces deux segments ?
Le chantier de Sioufi Heights a commencé en 2011. Notre stratégie était de proposer des produits hauts de gamme avec de bonnes prestations. Le projet compte une piscine de 20 mètres de long, deux salles de gym et un terrain de squash.
Le lancement du projet Les Terrasses des Oliviers remonte à 2014. Entre les deux chantiers, le marché a évolué et a changé. Désormais, la demande s’oriente vers de petites superficies.

Comment analysez-vous l’évolution des ventes ?
Sioufi Heights n’a plus que cinq appartements à la vente. Notre grille de prix commence à 4 000 dollars le m2. La majorité des ventes s’est réalisée de 2011 à 2014. Depuis quelques mois, le marché a ralenti et la demande s’est calmée. Nous sommes touchés comme tous les autres promoteurs. Toutefois, cela ne veut pas dire que nous allons baisser nos prix. Une fois que Sioufi Heights sera terminé, les derniers appartements vont se vendre d’eux-mêmes. Les vues sont impressionnantes et dégagées dès le premier étage et nos finitions sont de qualité. C’est un atout indéniable.
Les ventes du projet Les Terrasses des Oliviers viennent de démarrer. Une poignée d’unités ont été écoulées. Les prix commencent de 2 800 à 3 000 dollars le m2. Nous proposons ainsi des logements d’une chambre à coucher de 70 m2 à partir de 210 000 dollars. Mais nous ne sommes pas inquiets. Nous avons observé une reprise de la demande ces dernières semaines.

Comment comptez-vous redynamiser les ventes ?
Sioufi Heights s’est vendu sans marketing. L’emplacement a tout fait. Désormais, c’est différent. Nous sommes conscients qu’il faut communiquer davantage.

Êtes-vous à la recherche de nouvelles parcelles pour de prochains projets ?
Nous avons déjà une parcelle également à Sioufi. Mais étant donné l’état du marché, nous prenons notre temps avant de lancer un nouveau projet. Si Sioufi Heights se termine prochainement, le chantier des Terrasses des Oliviers va s’étirer jusqu’en 2018. Nous avons le temps.

Depuis quand Beirut Builders est-il sur le marché immobilier?
Nous sommes une société de construction. Nous avons travaillé sur une vingtaine de projets comme des immeubles résidentiels et médicaux, des appartements et des villas privées. Dans la promotion immobilière, nous avons commencé avec l’immeuble Sioufi 5250 qui se trouve à proximité de la pâtisserie Noura.


Noms cités : Beirut Builders, Michel Chacar, Fal
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