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Paul Sahyoun : « Le carré d’or a toujours la cote »

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Paul Sahyoun : « Le carré d’or a toujours la cote »
Guillaume Boudisseau, Février 2011
Après Ashrafieh Tower et Fochville, le groupe Sahyoun démarre un nouveau projet résidentiel haut de gamme à Furn el-Hayek. Entretien avec Paul Sahyoun, copropriétaire du projet.

Où se trouve Ashrafieh Heights ?
Proche de l’ABC et de la rue Abdel Wahab Inglizi, le projet se situe sur une parcelle de 1 700 m2 sur la rue Achrafié, adjacent à la villa Mexico.

Comment se structure votre projet ?
Ashrafieh Heights compte 25 étages. Les niveaux inférieurs disposent de deux appartements par palier de 285 à 310 m2, puis à partir du 6e, il y a un appartement par étage, de 480 à 580 m2. Les trois derniers niveaux sont deux triplex. Environ 80 % des appartements sont différents les uns des autres, soit par leur plan intérieur, leur balcon, leur terrasse, voire leur jardin.

Qui est l’architecte du projet ?
Nous avons fait un concours auprès de quatre cabinets. Nous avons sélectionné le projet de Sarkis Azadian. Il a conçu une façade qui reprend l’esprit de l’escalier qui est adjacent à notre parcelle et qui relie la rue Achrafié à Notre-Dame de Nazareth.

Quelles sont les spécificités d’Ashrafieh Heights ?
L’entrée du projet se compose d’un grand jardin, ce qui donne des dégagements pour les résidents. Les appartements bénéficient de larges façades vitrées. Nous offrons aussi de grands balcons, terrasses ou jardins allant jusqu’à 35 m2.

Le marché s’oriente de plus en plus vers de petites surfaces, pourquoi ne pas avoir suivi cette tendance ?
Nous aurions pu avoir des unités inférieures à 300 m2. Mais, nous avons préféré proposer des surfaces allant de 300 à 580 m2, car les familles qui veulent résider dans le carré d’or de Furn el-Hayek recherchent principalement de grandes surfaces. Cela fait partie du standing du quartier qui est l’un des plus prestigieux de Beyrouth.

Quels sont vos prix de vente ?
La phase de commercialisation n’a pas été officiellement lancée, notre grille sera finalisée prochainement. Mais nous serons dans la fourchette des prix du quartier tout en offrant une bonne qualité de construction.

Avez-vous déjà réalisé des ventes ?
Nous sommes contactés régulièrement et quelques appartements sont réservés ou déjà vendus. Mais le projet vient juste d’être annoncé à travers le site Internet d’un quotidien local.

Comment voyez-vous le marché immobilier actuel ?
Nous pensons que le ralentissement actuel n’est que passager. Finalement, Beyrouth est une petite ville et la demande y reste soutenue.

Un mot sur votre projet Fochville au centre-ville, vous reste-t-il des appartements et des boutiques à vendre ?
L’immeuble est terminé. C’est un projet qui a connu plusieurs phases. Dans un premier temps, nous envisagions de construire des bureaux, mais la demande n’a pas suivi. Nous avons alors modifié notre stratégie et opté pour des appartements de 300 à 450 m2. Au total, nous avons 10 simplex et un roof. La dernière transaction remonte à quelques semaines. Fochville a séduit surtout des ressortissants des pays du Golfe. Actuellement, il nous reste quelques unités à la vente et tous les espaces commerciaux ont été vendus.

Depuis combien d’années êtes-vous dans la promotion immobilière ?
Mon frère et moi sommes architecte et ingénieur. Cela fait plus de 25 ans que nous sommes dans la construction en Europe, au Moyen-Orient, aux États-Unis et en Asie, d’abord en tant que constructeurs, puis en tant que promoteurs. Au total, nous avons construit plus de 250 projets. Mais depuis 2000, nous nous sommes uniquement concentrés sur la promotion immobilière dans les beaux quartiers de Beyrouth.


Noms cités : Total, CET, Sarkis Azadian, Paul Sahyoun
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