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Interview
Philippe Tabet : « Nous devons vendre entre 20 et 25 % de nos projets par an »

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Interview
Philippe Tabet : « Nous devons vendre entre 20 et 25 % de nos projets par an »
Guillaume Boudisseau, Avril 2014
Après Mar Mikhaël et la Corniche du Fleuve, HAR Properties, dont le PDG est Fahed Hariri, le fils de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, continue ses investissements immobiliers à Beyrouth. Son prochain projet commercial et résidentiel se trouve rue Gouraud, à Gemmayzé.
Entretien avec Philippe Tabet, directeur général de HAR Properties.

Pourquoi investir à Gemmayzé alors que sa dynamique commerciale est en déclin ?
Effectivement, beaucoup de restaurants sont en train de fermer. Mais tant mieux ! Gemmayzé va devenir une adresse résidentielle agréable à vivre. Ce quartier est bien situé à Beyrouth à proximité du centre-ville. Nous y avons investi au bon moment. Nous ne l’aurions pas fait il y a quatre ou cinq ans. Notre projet se trouve sur trois parcelles dont les acquisitions ont démarré en 2013.

Comment se structure votre projet ?
Le projet dont le nom reste à déterminer se compose de trois entités : des espaces commerciaux de 2 075 m2 dont un passage ouvert qui reliera les rues Gouraud et Abou Rousse, un immeuble de bureaux de 3 250 m2 et un immeuble résidentiel avec 54 simplex et duplex avec une grande majorité de logements de 101 à 170 m2. La plus grande surface sera de 204 m2.

Pourquoi construire un immeuble de bureaux ?
Cela fait partie d’un accord entre nous et le propriétaire d’une des parcelles que nous avons acquises. De plus, le projet se trouve à proximité de l’hôpital Haddad des sœurs du Rosaire. Donc, nous pensons cibler une demande de la part des médecins. Ainsi, les unités ont de petites surfaces de 105 à 145 m2. La moyenne des prix de vente est de 4 200 dollars le m2.

Comment se déroule la commercialisation de vos projets Aya à Mar Mikhaël et U Park à la Corniche du Fleuve ?
Environ 70 % du projet Aya a déjà été vendu. Pour des raisons administratives, le chantier avait pris du retard. Désormais, nous tablons sur une livraison à la fin 2015. Pour U Park, 30 % des appartements ont été vendus.

HAR Properties a été l’un des premiers promoteurs à miser sur Mar Mikhaël en 2009. Quelle était votre intuition ?
Nous avons adoré ce quartier qui nous rappelle certaines rues de Paris. Son urbanisme et ses petits immeubles alignés lui donnent un charme spécifique. Pourtant, beaucoup de monde s’était moqués de nous lors de l’acquisition de l’ancien cinéma Vendôme fin 2009.

Quelle est votre stratégie pour relancer les ventes dans un contexte de ralentissement du marché immobilier ?
Effectivement, le marché est difficile. Mais les bons produits bien situés trouvent preneurs. Dans la situation actuelle, le rythme des ventes nous convient. Notre tableau de marche se base au minimum sur la vente de 20 à 25 % des appartements de chaque projet par an.

Avez-vous du retard dans la commercialisation de U Park ?
Nous sommes satisfaits des ventes. Actuellement, nous cherchons à séduire les investisseurs à la recherche d’un placement locatif rentable. Ce projet propose un grand nombre d’appartements de 76 à 177 m2 qu’il serait facile de louer avec une rentabilité de 5 % annuelle. Ainsi, un logement de deux chambres à coucher acheté à 394 000 dollars devrait se louer à 20 000 dollars par an. Il faut imaginer la Corniche du Fleuve d’ici à deux ou trois ans. Beaucoup d’immeubles actuellement en construction seront terminés. Il sera prochainement un nouveau centre à Beyrouth.


Noms cités : HAR Properties, Fahed Hariri, Philippe Tabet
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