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Interview
Tarek Naji : « Le marché n’est pas à l’arrêt »

La rue Monnot cherche un nouveau souffle

Interview
Tarek Naji : « Le marché n’est pas à l’arrêt »
Guillaume Boudisseau, Novembre 2016
Présente dans la promotion immobilière depuis 2006, la société Cityscape propose de petits appartements dans le quartier de Caracas à Ras Beyrouth. Deux ans avant la fin des travaux,
plus de 50 % des unités ont déjà été vendues. Explication de Tarek Naji, directeur général de Cityscape.


Quelles sont les surfaces des appartements proposées dans votre projet à Caracas ?
L’immeuble Ras Beirut 2099 totalise 36 appartements répartis sur 14 étages. 83 % du stock varie de 110 à 149 m2, soit des deux à trois chambres à coucher. Les derniers étages comptent six duplex de 164 à 191 m2 avec des terrasses de 23 à 40 m2.

Comment expliquez-vous que votre taux de vente soit déjà à 50 %, alors que le projet ne sera pas livré avant la fin 2018 ?
Nous sommes les premiers à proposer de petites surfaces inférieures à 150 m2 dans le quartier Caracas qui se trouve en bordure de Hamra. Il y a plusieurs chantiers autour de nous, mais ils offrent des superficies plus grandes et donc à des budgets plus élevés. Ainsi, Ras Beirut 2099 se démarque de la concurrence.

Avez-vous pensé proposer des appartements encore plus petits ?
Nous restons convaincus qu’il y a un grand potentiel pour des unités de 70 m2. C’est l’avenir du marché à Beyrouth. Malheureusement, la forme et la superficie de la parcelle de Ras Beirut 2099 ne permettaient pas d’offrir ce type de produit. Mais cela reste un créneau que nous voulons exploiter à l’avenir.

Comment évoluent les ventes de Ras Beirut 2099 ?
Le printemps 2016 a été positif. Puis nous avons eu beaucoup de demandes au cours de cet été, ce qui prouve que le marché n’est pas à l’arrêt. Les gens se renseignent et sont en attente. La demande existe. Il suffit d’une amélioration politique et économique pour que les acheteurs passent à l’acte.

Quelle est votre stratégie marketing ?
Le projet est visible sur plusieurs médias sociaux et sur des sites de vente d’appartements en ligne. C’est un moyen de se faire connaître. Nous collaborons également avec des agences immobilières qui nous amènent des clients. Plusieurs ventes ont été réalisées avec des intermédiaires.

Quel est votre prix de vente ?
La grille commence à 4 300 dollars le m2 et augmente de 100 dollars par m2 par étage.

Les marges de négociation sont de plus en plus importantes. À quel point êtes-vous flexible ?
Contrairement aux autres promoteurs, nous ne sommes pas très flexibles. Nous pensons que donner de grands discounts cache quelque chose, soit le projet ne se vend pas, soit le promoteur a un problème, etc. Ce n’est pas l’image que nous voulons donner. Nos prix sont étudiés. C’est une forme de transparence. Ce ne sont pas nos prix qui bloquent une éventuelle vente.

Où se trouve votre précédent projet à Beyrouth ?
L’immeuble Achrafieh 2378 est à proximité du Grand Lycée dans une impasse adjacente au siège des Forces de sécurité intérieure (FSI). Les premiers quatre étages comptent des unités de 100 et 110 m2, puis du 5e au 10e des appartements de 210 m2.

Construire dans une impasse a-t-il été pénalisant ?
Au moment d’acheter cette parcelle, nous avions fait notre étude de faisabilité.
C’était une opportunité foncière intéressante. Effectivement, beaucoup de personnes, qui nous ont contactés, ont été freinés par l’emplacement. Mais au final 80 % de l’immeuble a été vendu. Il nous reste deux appartements de 210 m2 de 660 000 à 700 000 dollars. Les appartements de deux chambres à coucher avec leur propre salle de bains se sont très bien vendus. Nos clients avaient comparé les produits disponibles dans le quartier. Ils ont apprécié le design de l’immeuble et nos prestations.


Noms cités : Cityscape, Tarek Naji, SP
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