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Interview
Tarek Zard : « Le marché à Faraya n’est pas saturé »

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Tarek Zard : « Le marché à Faraya n’est pas saturé »
Guillaume Boudisseau, Juin 2013
Après une dizaine d’immeubles dans le Metn et à Achrafié, le groupe Zardman s’aventure vers de nouveaux horizons : à Faraya avec le projet Chabroux et à Erbil avec le complexe Aura. Entretien avec Tarek Zard, président du groupe.

Où se trouve exactement votre dernier projet Chabroux et comment se structure-t-il ?
Il s’agit d’une parcelle d’environ 72 000 m2 à proximité du barrage de Chabrouh. Seule 9 % de cette surface sera bâtie. Le reste sera occupé par l’infrastructure et les jardins. Le projet compte 106 chalets répartis dans 30 blocs. Les surfaces des appartements vont de 75 à 300 m2. Chabroux compte également des cafés-restaurants, un espace de jeux pour les enfants et un hôtel où les chambres seront proposées à la vente et pourront être louées par leur propriétaire en leur absence. Au total, la valeur de vente du projet est de 58 millions de dollars.

Quels sont les prix de vente des appartements ?
La grille des prix varie de 2 700 à 3 000 dollars le m2.

Qui est l’architecte du projet ?
L’originalité de Chabroux est que nous n’avons pas un architecte, mais onze. D’un côté, c’est un coup marketing et, de l’autre, cela permet d’avoir des architectures différentes. Ainsi, les clients peuvent choisir le design, les façades et les intérieurs qui leur conviennent.

Pourquoi lancer un tel projet alors que le marché immobilier de Faraya et de Kfardebiane en général marque le pas ?
Effectivement, le marché est moins dynamique que par le passé et les ventes de certains projets sont au ralenti. Mais il n’est pas saturé. Le secteur est surtout pénalisé par la cherté des prix des appartements. Pourtant, il y a un appétit pour de petites résidences secondaires de 75 à 150 m2 entre 300 000 et 500 000 dollars. Chabroux veut répondre à cette demande.

Votre enthousiasme a-t-il été confirmé par les ventes ?
Le projet vient à peine d’être lancé et nous avons déjà environ 75 % des chalets réservés, dont 20 unités ont été vendues. Par exemple, les produits à moins de 300 000 dollars ont déjà été vendus et certains blocs ont été achetés en entier.

Comment jugez-vous le marché immobilier actuel ?
Globalement depuis 10 ans, le marché immobilier se porte bien et les prix n’ont jamais baissé. Parfois, comme maintenant, ils stagnent. Nos ventes en 2013 sont satisfaisantes et chaque mois nous finalisons 10 à 15 appartements. Il faut des produits qui répondent à une attente tant pour les petits budgets comme au Metn que pour les appartements de standing à Achrafié.

Vous venez de lancer un nouveau projet à Erbil. Pourquoi investir au Kurdistan irakien ?
Nous sommes associés avec la famille du président de cette province. Erbil a un potentiel considérable et le marché immobilier y est en plein boom. L’économie est dynamisée par les ressources pétrolières. Le projet Aura totalise 16 immeubles de 8 à 23 étages, soit plus de 200 000 m2 de surfaces vendables dont la moitié sera des appartements. Leur prix de vente équivaut à 1 500 dollars le m2. Le complexe compte également des tours de bureaux, un centre commercial et un hôtel. Les travaux doivent durer six ans. Les ventes de ce projet vont totaliser 450 millions de dollars.

Depuis quand le groupe Zardman opère-t-il dans l’immobilier ?
Nous sommes une société familiale qui réunit les familles Zard et Manoukian. Notre premier projet date de 2008 à Raboué. Les ventes ont été très rapides et cela nous a encouragés à continuer. Depuis, notre portefeuille n’a cessé d’augmenter. Zardman est également actif dans l’hôtellerie avec le projet balnéaire Nikki Beach à Damour, les médias avec la radio Virgin et l’automobile avec la marque Lotus.


Noms cités : Guy Manoukian
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