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Interview
Walid Ackawi : « La demande est toujours là »

Cliniques, une niche spécifique dans l’immobilier d’affaires

Interview
Walid Ackawi : « La demande est toujours là »
Guillaume Boudisseau, Septembre 2013
Entre les rues Trabaud et Abdel Wahab Inglizi, Achrafieh 733 est un petit projet résidentiel de neuf appartements qui veut se démarquer des gratte-ciel voisins qui se multiplient à Furn el-Hayek. Entretien avec Walid Ackawi, copropriétaire du projet.

Comment se structure Achrafieh 733 ?
L’immeuble compte uniquement neuf logements de 245 à 280 m2. C’est un petit projet qui veut rester dans l’esprit de l’ancien Furn el-Hayek. Pour cette raison, nous avons travaillé la façade avec – entre autres – des volets en bois et un revêtement en pierre. L’immeuble se veut différent des projets du quartier qui s’étirent sur des dizaines d’étages et où les surfaces dépassent les 350 m2.

Quels sont vos prix de vente ?
Le premier étage est affiché à 4 500 dollars le m2. À ce jour, trois unités ont déjà été vendues.

Avez-vous d’autres projets à Achrafié ?
En 2014, nous allons lancer un projet résidentiel rue Youssef Cherfein à Saydé avec douze logements de 190 à 200 m2. Mais la commercialisation n’a pas démarré, puisque nous sommes encore dans la phase technique.

Pour quelles raisons avez-vous investi à Saydé ?
Saydé est injustement sous-estimé. Ce quartier résidentiel est facile d’accès, proche de la place Sassine et sa rue principale est agréable, large, bordée d’immeubles des années 60-70. De plus, les prix des appartements font partie des moins chers d’Achrafié.

Ce projet à Saydé sera votre cinquième projet à Achrafié, comment choisissez-vous vos emplacements et avez-vous une cible de clients spécifiques ?
Nous avons déjà trois immeubles dans le carré d’or de Furn el-Hayek, mais cela ne nous empêche pas de prospecter ailleurs. Nous avons construit il y a deux ans un projet à Sioufi, parce que ce secteur avait du potentiel. Nous choisissons les opportunités foncières afin de répondre à la demande des clients.

Depuis quelle année êtes-vous dans la promotion immobilière ?
Je suis rentré au Liban en 1998 après plusieurs années passées en Europe et au Canada. Notre premier projet se trouve au début de la rue Abdel Wahab Inglizi. Depuis, nous fonctionnons projet par projet avec une petite équipe et toujours en étroite collaboration avec le cabinet d’architecture Dagher, Hanna & Partners.

Quel bilan tirez-vous de cet été 2013 ?
Le marché immobilier est plus lent qu’auparavant. C’est une réalité ! Mais la demande est toujours là. Les gens continuent de se renseigner. Mais dans le contexte sécuritaire que nous connaissons, ils prennent leur temps pour comparer les produits. Surtout qu’il y a beaucoup de projets et que le stock d’appartements sur le marché est important. Le client essaye d’en profiter pour obtenir le meilleur prix. Cet été, l’intérêt des expatriés s’est ralenti. Dans le passé, ce sont eux qui faisaient bouger le marché. Ils pouvaient présenter jusqu’à 60 % des résidents de nos immeubles.

Dans ce contexte de concurrence, comment faites-vous pour vous démarquer ?
Nous ne cherchons pas à nous démarquer. Nous gardons la même stratégie depuis notre premier projet en 2000 : choisir un bon emplacement et fournir de bonnes prestations. Nous avons ainsi construit notre réputation.


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