La start-up BottleOpener X : décapsulé/connecté
C.D., Août 2017

Les créateurs de BOx, un décapsuleur de bière connecté, viennent de signer un contrat à plusieurs millions de dollars avec AB InBEV, l’un des plus grandes entreprises mondiales de bière pour un lancement prochain au Vietnam. L’aventure a commencé avec quatre amis habitant aux quatre coins du monde qui se retrouvent autour d’une bière. L’idée émerge un peu sur le ton de la blague – pourquoi ne pas inventer un décapsuleur qui nous maintiendrait connectés ?
Sur ce, les quatre amis se lancent, et créer le premier décapsuleur connecté. Équipé d’une puce Wi-Fi, l’instrument envoie à vos amis une notification “cheers” (“santé !”) sur une application dédiée à chaque bouteille ouverte.
La viabilité du concept est testée via une campagne de financement participative sur Kickstarter en mai 2016. En une semaine, 2 000 unités ont été vendues dans plus de 60 pays à travers le monde. Au lieu des 15 000 francs suisses espérés (15 000 dollars), Box termine avec près de 20 000 francs. Ce succès motive les initiateurs du projet à se lancer sérieusement dans le monde de l’entrepreneuriat.
Après l’opération de crowdfunding et un apport sur fonds personnel, ils lèvent un capital de départ grâce à des angel investors libanais, espagnols et canadiens. « Il y avait une réelle opportunité d’innovation, donc nous avons tous les quatre quitté nos emplois et nous nous sommes organisés en start-up », explique Karim Choueiri, cofondateur de BOx.
L’équipe réalise alors que leur appareil connecté vient chambouler totalement la manière de communiquer et de faire de la publicité sur la bière. Pour la première fois, les marques peuvent avoir accès à leurs consommateurs au moment où ils ouvrent leurs bouteilles, et cela ouvre des opportunités commerciales infinies.  « Nous avons relié le monde complexe du big data au simple fait de boire une bonne bière fraîche », conclut Karim Choueiri.
L’entreprise qui a commercialisé 2 000 unités depuis décembre dernier s’apprête à lancer une seconde version de son produit à la rentrée. Ils cherchent aujourd’hui à lever une deuxième série de fonds.


Noms cités : Karim Choueiri, AMB