Vins & spiritueux

Avenir méditerranéen
Un second vin pour Baal

Avenir méditerranéen
Muriel Rozelier, Février 2017

Fin janvier se tient en France, à Montpellier, le Salon des vins méditerranéens Vinisud. L’occasion, pour les organisateurs du salon, de faire le point sur le poids économique de la région. Première leçon : ensemble, les vins méditerranéens représentent un quart de la production mondiale, si on en croit une étude réalisée pour le compte de Vinisud par l’institut The Wine Intelligence. « Les deux tiers sont consommés dans leurs marchés domestiques. Le tiers restant est exporté », souligne Jean-Philippe Perrouty, directeur de Wine Intelligence, dans un article de la presse spécialisée française. En ce qui concerne plus précisément les exportations, celles-ci progressent de manière globale en volume (29,3 millions d’hectolitres, +6 % entre 2015 et 2016) comme en valeur (7,6 milliards d’euros, +9 %). Leader ? Les vins italiens avec près de 14,1 millions d’hectolitres exportés (+8 % entre 2015 et 2016) et un chiffre d’affaires de 3,9 milliards d’euros sur les marchés étrangers (+8 % sur la même période). L’Italie est suivie de l’Espagne et de la France en troisième position. Avec quelque 80 000 hectolitres produits, le Liban reste très loin derrière ce trio de tête. Mais Wine Intelligence ne s’est pas contenté d’une cartographie de la production méditerranéenne : l’institut d’étude et de projection s’est aussi intéressé aux acheteurs. Plusieurs pays semblent “ouverts” à la production des pays méditerranéens : l’Allemagne et le Royaume-Uni arrivent en tête, suivis des États-Unis. Pour un producteur, les États-Unis sont un marché davantage intéressant : les consommateurs d’Allemagne et du Royaume-Uni restent très marqués par le prix : ils achètent des entrées de gamme pour un prix moyen de 2,50 à 2,60 euros le litre (2,60 à 2,70 dollars). Au Royaume-Uni, ces consommateurs recherchent, assure l’enquête, une certaine « légèreté » qui se matérialise par l’achat de vins moins alcoolisés et la recherche de vins fruités, en particulier les blancs. Mais ce sont les amateurs aux États-Unis qui paient le mieux : jusqu’à 4,20 euros le litre (4,40 dollars). On note chez eux une prédilection pour les rosés, en particulier chez les jeunes.
À noter que la Chine est un marché très porteur : les exportations de vins méditerranéens sont en hausse de 46 % (en volume) avec un million d’hectolitres vendu depuis 2013.