Les événements politiques de 2011 ont profondément affecté la Bourse du Caire avec une fermeture pendant sept semaines suite à la chute de l’EGX30 (-16 % entre le 24 et le 27 janvier). Au-delà de ce choc, l’EGX30 a connu une baisse de 48 % sur l’ensemble de l’année, contre une progression de 15 % en 2010. Cette baisse est la plus importante par rapport aux indices similaires régionaux (Bahreïn -19 %, Maroc -13 %, Koweït -9 %, Arabie saoudite -7 %). Les indices EGX70 et EGX100 ont connu des évolutions semblables (-44 % et -46 % respectivement sur l’ensemble de l’année 2011). La valeur des transactions s’est élevée à 148 milliards de dollars (-54 %), le nombre de titres échangés ayant avoisiné les 19 milliards (-45 % entre 2010 et 2011). La capitalisation boursière a, pour sa part, chuté de près de 40 %.
2011 a été caractérisée par le retrait massif des investisseurs étrangers du marché boursier égyptien (flux sortants d’une valeur de 4,3 milliards de dollars), qui ont largement contribué à sa dégradation. Quelque 70 % de la valeur des transactions en 2011 est le fait d’investisseurs égyptiens et 5 % des investisseurs étrangers viennent des pays arabes. De plus, les investisseurs institutionnels dominent désormais la Bourse du Caire (60 % de la valeur échangée en 2011, contre 50 % en 2010). Le marché des obligations a connu une forte chute (-50 % de la valeur des obligations échangées entre 2010 et 2011, et -50 % du volume échangé), les bons du Trésor représentant 99 % du total et 86 % du volume échangé.