Égypte
Les QIZ essentielles au développement
Pierre Sawaya, Juillet 2012

Après une période de tension politique entre l’Égypte et les États-Unis liée à l’affaire des ONG, qui avait soulevé des interrogations sur la poursuite de l’aide militaire américaine (1,3 milliard de dollars), les discussions ont repris sur les formes de soutien des États-Unis à la transition égyptienne. Des négociations sur les conditions d’opérations des QIZ (Qualified Industrial Zones) sont ainsi actuellement en cours. Rappelons que les QIZ, créées en 2004, sont des zones géographiques en Égypte bénéficiant d’un mécanisme d’exemption fiscale vers les États-Unis, à condition que la zone soit à l’origine de 35 % de la valeur ajoutée du produit, et que ces derniers comportent une part d’importation israélienne. Depuis 2007, le taux de composants israéliens est fixé à 10,5 % (contre 11,7 % à la création des QIZ).  Dans les renégociations actuelles de cet accord, l’Égypte envisagerait de réduire ce taux à 8,5 % et inclure un autre gouvernorat au sein des QIZ. L’importance des QIZ est croissante : la valeur des exportations au départ de ces zones est passée de 290 millions à 930 millions de dollars en l’espace de six ans (+220 %). Leur part au sein des exportations totales avec les États-Unis a également connu une forte hausse : de 10 à 25 % sur la même période. Sachant que les exportations à destination du marché américain connaissent un net ralentissement (-35 % de 2005/2006 avec 5,7 milliards de dollars à 2010/2011 avec 3,6 milliards de dollars), les QIZ apparaissent donc comme un élément essentiel des relations commerciales entre ces deux pays.