Égypte
Renforcement de la présence chinoise
Pierre Sawaya, Juin 2012

Le commerce entre la Chine et l’Egypte s’est largement développé au profit de la Chine. Depuis 2005/06, les importations en provenance de Chine ont triplé, à 3,9 milliards de dollars, et sa part de marché en Égypte a doublé. Selon la BCE, la Chine se place dorénavant dans le trio de tête des fournisseurs de l’Égypte (7,7 % de part de marché), après les États-Unis (11,8 %) et la Suisse (7,8 %).
Les exportations égyptiennes à destination du marché chinois ont atteint près de 300 millions de dollars en 2010/11 (contre 45 millions en 2005/06) - près de 1 % du total des exportations égyptiennes.
De même, entre 2006/07 et 2010/11, les flux d’IDE chinois entrants en Égypte sont passés de 8 à 48 millions de dollars. Les flux d’IDE chinois ont largement diminué après la révolution (-70 % au second semestre 2010/11), mais ce de façon moins marquée que la tendance générale. Avec un peu plus de 1 000 entreprises installées sur le sol égyptien selon l’autorité égyptienne de l’Investissement (GAFI), le stock de capital investi avoisinerait les 350 millions de dollars, ce qui confère à la Chine la 24e place dans le classement des investisseurs en Egypte à la fin 2011.
Selon les statistiques de l’Union européenne, l’Égypte reste un partenaire modeste pour la Chine : elle ne figure pas dans les 50 premiers fournisseurs du pays et apparaît en tant que 30e client (0,4 % des exports chinois sont à destination de l’Égypte).
Pour la Chine, l’Égypte constitue à la fois un marché d’export à fort potentiel, une destination de délocalisation privilégiée pour les entreprises chinoises soumises à une concurrence accrue sur leur marché domestique et une porte d’accès au marché européen.
Selon un rapport récent émanant de la BAD, l’Égypte bénéficierait de ce rapprochement bilatéral grâce à l’emploi de jeunes non diplômés par les firmes chinoises, le transfert de connaissances et la coopération militaire.


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