L’Institut international des finances (IIF) a appelé dans un rapport à des réformes économiques en Jordanie afin de réduire le déficit budgétaire et le ratio dette/PIB.
En 2011, le gouvernement jordanien a sollicité de nombreuses aides étrangères afin de couvrir des dépenses supplémentaires liées à la grogne populaire. À fin septembre 2011, les dons à la Jordanie ont totalisé 1,47 milliard de dollars, dont 1,4 milliard de dollars en dons saoudiens.
L’augmentation des aides et dons étrangers par rapport à la même période un an plus tôt explique la hausse de 26 % des revenus totaux du gouvernement. Pour 2011, les aides étrangères devraient totaliser 1,83 milliard de dollars et le déficit budgétaire devrait être maintenu à 5,7 % du PIB, en prenant en compte les dons, mais serait de 12,1 % en les excluant.
Le gouvernement jordanien a l’ambition de réduire à 4,7 % du PIB le déficit budgétaire en 2012. Les dépenses devraient augmenter de près de 1 % par rapport à 2011, toujours selon l’IIF. Il compte par ailleurs augmenter ses revenus internes et diminuer sa dépendance à l’égard des dons étrangers.
L’IIF note toutefois que la Jordanie sera de plus en plus dépendante des dons étrangers, notamment du CCG, auquel elle veut adhérer. Pour sortir du marasme économique, l’IIF recommande des réformes en profondeur à long terme afin de réduire la dette dans un contexte économique et régional défavorable.