Malgré l’optimisme suscité par sa réouverture en octobre dernier, le point de passage syro-jordanien est loin d’avoir retrouvé son affluence d’avant-guerre. Mesures protectionnistes, hausse des taxes et manque de coordination compliquent le retour à la normale des échanges commerciaux dans la région.

Fin décembre, trois camions émiriens empruntaient pour la première fois depuis trois ans le point de passage syro-jordanien Nassib-Jaber, en direction du Liban. Dubai Ports World, le troisième exploitant portuaire mondial, inaugurait ainsi un nouveau corridor de transport routier de 2 500 kilomètres reliant le port de Jebel Ali (au sud de Dubaï) au poste-frontière de Nassib-Jaber, rouvert deux mois plus tôt. Les trois camions, transportant majoritairement des produits technologiques, ont transité par l’Arabie saoudite, la Jordanie et la Syrie pour arriver au Liban en six jours, avant de repartir à Dubaï remplis de fruits et de légumes.

“Retour à la normale” 

L’information a été relayée par de nombreux médias arabes, qui y ont vu le signe d’un début de “retour à la normale” pour les échanges commerci