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Interview
Christine Ozeir : « L’architecte a eu carte blanche »

Fléchissement de l’immobilier d’affaires à Beyrouth

Interview
Christine Ozeir : « L’architecte a eu carte blanche »
Guillaume Boudisseau, Mai 2017
Situé sur une parcelle de 2 700 m2 le long du fleuve de Beyrouth à Horch Tabet, le complexe Riverside compte trois entités : un hôtel de 46 chambres, un immeuble avec 12 appartements
et une tour de bureaux. Entretien avec Christine Ozeir, copropriétaire du projet.

Pourquoi associer un hôtel, des bureaux et des appartements dans le même complexe ?
Nous avons conçu le projet comme une communauté en créant un espace vivant et animé où les résidents, les employés et les touristes pouvaient se mélanger.

À quand remonte votre investissement dans cette partie de Horch Tabet ?
Nous avons acheté cette parcelle il y a près de sept ans.

Comment se structure Riverside ?
Nous avons trois blocs répartis autour d’un vaste espace de promenade et de jardins de 1 800 m2. Le bloc résidentiel compte huit étages avec douze appartements, huit unités de 135 à 140 m2, puis à partir du 5e étage des logements de 275 m2. Le premier résident occupe son logement depuis septembre 2016. Le bloc de bureaux compte huit niveaux de 265 m2. Il y a des locaux commerciaux au rez-de-chaussée pouvant être aussi aménagés en espace de bureaux. Puis nous avons un hôtel de 46 chambres avec une salle de gym, une salle de conférences, une piscine sur le roof, un restaurant et deux bars.

À qui avez-vous confié l’architecture de votre projet ?
Le projet a été dessiné par Maroun Daccache. Nous lui avons donné carte blanche pour avoir un design innovant et des formes non conventionnelles. Nous ne voulions pas des espaces rectangulaires classiques. Nous avons misé sur les volumes, une façade atypique, de larges baies vitrées et des espaces de travail ouverts. Depuis que le projet est terminé, des gens viennent le prendre en photo.

Comment s’est déroulée la commercialisation ?
Les travaux ont commencé il y a quatre ans. Au début, les ventes ont été lentes. Mais au fur et à mesure que le chantier avançait, la demande n’a cessé d’augmenter. Voilà 6 à 9 mois que les ventes se sont accélérées. Sur les douze appartements, deux sont encore à la vente, un de 135 m2 et un de 275 m2. Le prix commence à partir de 2 700 dollars le m2. Les ventes se sont faites par le bouche-à-oreille. Nous avons surtout des primo acquéreurs tels que de jeunes couples et des célibataires. Parallèlement, nous avons vendu quatre étages de bureaux.

Les ventes des appartements sont plus rapides que celles des bureaux, à quoi attribuez-vous cela ?
Pourtant nous venons de vendre un étage de bureaux début avril 2017. Toutefois, nous avons dernièrement de plus en plus de demandes pour des locations de bureaux. Donc nous offrons également des étages à louer sur la base de 200 dollars le m2 par an. Aussi, nous étudions désormais la formule de loyer avec une option d’achat.

Qui va gérer l’hôtel ?
En 2015, nous avons signé un contrat avec l’enseigne brésilienne Bossa Nova, mais nous conservons la gestion. L’hôtel sera de 4 étoiles. Il sera riche en couleur, avec la liberté sur le design et le choix des meubles. Nous espérons ouvrir d’ici à la fin de l’année 2017.

Horch Tabet et Sin el-Fil comptent de nombreux projets résidentiels et d’affaires, la compétition est forte. Où positionnez-vous votre projet ?
Oui la compétition est importante. Mais pour notre premier projet immobilier au Liban, nous avons voulu une architecture et des prix qui nous différencient des autres produits dans le quartier. Finalement, nous avons vendu 80 % de nos appartements et nous pensons que notre stock de bureaux à la location va trouver rapidement preneur.

Riverside en bref

• Hôtel de 46 chambres
• 12 appartements de 135 à 275 m2
• 9 niveaux de bureaux de 265 m2
• Nombre d’unités vendues : 14 (sur un total de 21)
• Prix de vente des appartements : 2 700 dollars le m2
• Prix de vente des bureaux : 3 000 dollars le m2
• Loyer des bureaux : 200 dollars le m2 par an
• Date de livraison : fin 2016
• Architecte : Maroun Daccache


Noms cités : Bossa Nova, Maroun Daccache, Christine Ozeir
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