L’ambassade de France à Beyrouth est en passe de vendre un terrain de 1 495 mètres carrés (après réalignement) à Verdun à 23 millions de dollars, ce qui le valoriserait à 15 400 dollars le mètre carré, a appris Le Commerce du Levant de source diplomatique française.
Cette transaction valorise le terrain à 2 500-2 600 dollars l’incidence foncière, un chiffre jugé “honnête” par rapport à ce qui était pratiqué jusque-là dans le quartier, selon un expert immobilier.
Il est inférieur aux fuites parues dans la presse à ce sujet.
La vente est soumise à l’approbation de France Domaine, qui gère les biens immobiliers de l’État français à l’étranger. Une décision finale doit être prise en commission interministérielle vers la mi-décembre.
La transaction porte sur une parcelle de 2 094 m2 acquise en 1928 par l’État français, située au coin de Verdun et de la rue Aïn el-Tiné et qui est visée par une procédure municipale de réalignement réduisant la surface utile à 1 495 m2. Le terrain abrite un ancien foyer de jeunes filles dont le bail arrive à échéance le 31 décembre.
L’identité de l’acheteur n’a pas été révélée. Il a été sélectionné à l’issue d’un appel d’offres clôturé le 29 octobre. Son offre financière était la plus élevée.
Après la vente de la Résidence de Sofar, du lotissement de Rayak et de la parcelle de Verdun, la France n’a plus de terrains à vendre au Liban.
« La vente de ces sites fait partie de la politique de l’État français de vente des biens immobiliers à l’étranger, dans l’optique d’une rationalisation du parc immobilier et de la recherche de crédits pour financer sa politique immobilière. Les cessions sont engagées sur deux axes : cessions classiques d’immeubles ou de logements de fonction devenus inutiles et ventes de biens certes emblématiques mais témoins d’une autre époque. Ces derniers biens, souvent peu fonctionnels, ont généralement une grande valeur à forte dimension patrimoniale », explique-t-on de même source diplomatique.
Récemment, la France a vendu un grand terrain à Djakarta, le centre culturel de Rostock, la villa du consul général à Sydney et celle du consul général à Dakar, l’ancien immeuble du service culturel à Rabat, l’appartement du consul général à Chicago. « Le seul énoncé des pays concernés montre bien qu’il n’y a pas de désengagement spécifique au Liban », précise-t-on de même source.
« Pour les ventes prévues d’ici à 2012, le monde entier est concerné, y compris des grands pays tels que les États-Unis ou des grands émergents comme le Brésil. »
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