Nom, adresse, téléphone.... des milliers de données personnelles commercialisées sur le web libanais
04-11-2010 | par M.-J. D. | source: CDL
Mots clés : Internet, mobile, Télécom, iPad, Double U, Mobile technology Tomorrow (MT2), applications, iPhone, iPod, données personnelles, vie privée, fichier

Depuis quelques jours, le web libanais est en colère: des sociétés libanaises utilisent un fichier de données personnelles pour vendre des services de répertoire et de répertoire inversé sur internet, sans l'accord préalable des particuliers. 

Deux sociétés libanaises qui vendent sur iTunes (la boutique en ligne d’Apple) des applications pour iPhone, iPod Touch et iPad, sont visées pour le moment: Double U, propose pour 6,99 dollars deux applications permettant d’obtenir des informations privées à partir d’un numéro de téléphone ou d’une plaque d’immatriculation de voiture ; et Mobile Technology Tomorrow (MT2) offre pour 3,99 dollars des services de répertoire et répertoire inversé.

La base de données qui a servi à la construction de ces applications provient d’un fichier du ministère de l’Intérieur, très vraisemblablement celui de la Mécanique. En introduisant dans l’application de Double U le numéro de plaque d’immatriculation de n'importe quelle voiture, une personne peut accéder aux données personnelles de son conducteur : nom, prénom, adresse, numéro de téléphone, si la voiture est achetée à crédit, etc. Ce fichier était en libre accès sur le web jusqu’à mercredi 3 novembre, date à laquelle le buzz sur la blogosphère a commencé.
 
Contactée par divers bloggeurs, Apple n’a pas encore donné de réponse officielle; une campagne est en train de se monter sur le net pour dénoncer ces applications auprès de la compagnie à la pomme, pour atteinte à la vie privée.
 
Rappelons cependant que le code pénal libanais ne prévoit rien quant à la protection des données personnelles. En revanche, dans le cas présent, le droit de la propriété s’applique, selon l’avocat Michel Kadige : ce fichier est la propriété du gouvernement libanais, et à moins que l’Etat ne l’ait vendu ou donné (ce qu’il a légalement le droit de faire), il ne devrait pas être en possession de particuliers qui l’utilisent à des fins commerciales.

 


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