La commission parlementaire de l'énergie s'oppose aux voitures à gaz
10-11-2010 | par S.A | source: ANI
Mots clés : energie, Voiture, Gaz, Ministère de l'Energie, Essence, pollution, Commission parlementaire

La commission parlementaire des travaux publics, du transport, de l’énergie et de l’eau, s’est opposée au projet de voitures à gaz au Liban, pour des raisons de sécurité. Un argument totalement réfuté par le ministre Gébran Bassil.

« Nous avons décidé de ne pas autoriser l’usage du gaz naturel en tant que carburant pour des raisons de sécurité publique », a déclaré le président de la commission, le député Mohamed Kabbani.
La commission s’est réunie cinq fois depuis le début de l’année pour discuter un amendement proposé par le ministre de l’Energie pour autoriser les stations d’essences à proposer du gaz naturel en tant que carburant.
« Nous avons consulté cinq experts et tous, à l’exception de celui du ministère, ont jugé que dans l’immédiat nous ne sommes pas en mesure de garantir la sécurité de cette pratique », a affirmé Kabbani.
 
En réaction, le ministre Bassil a accusé la commission d’agir sous la pression des concessionnaires automobiles et de bloquer l’amendement pour des motifs politiques.
« Le gaz naturel est 40% moins cher que l’essence, et il permet de réduire les émissions de dioxyde de carbone des véhicules de 40%», a-t-il fait valoir.  
Composé essentiellement de méthane, le gaz naturel dispose d’un indice octane de 120 à 130. 
Quant à la sécurité, le gaz naturel est certes extrêmement inflammable, mais il est plus léger que l’air, il se dissipe donc rapidement en cas de fuite.
 
«Il y a 11,5 millions de véhicules roulant au gaz dans le monde. Les pays les plus stricts en matière d’environnement, de sécurité et de santé publique les utilisent comme la France, l’Italie, la Suisse, le Canada ou les Etats-Unis, et il n'y a jamais eu d’explosions dues au gaz », a ajouté Bassil.
 
L’un des principaux inconvénients du gaz est qu’il nécessite un espace de stockage plus grand que l’essence. Il est  souvent utilisé dans les transports publics.
Les véhicules à essence peuvent toutefois être convertis à la bi-carburation essence-gaz, à travers l'installation d'un réservoir à gaz dans le coffre.
Plusieurs constructeurs proposent des modèles de voitures en bi-carburant.

 

 


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