La LBC lance une nouvelle chaîne satellitaire
10-12-2012 | par M.-J. D. | source: LBC
Mots clés : LBC, LBCI, LDC, Pierre el Daher, Rotana, Forces Libanaises
Le groupe de télévision libanais LBC a annoncé avoir lancé le 25 novembre 2012 une nouvelle chaîne satellitaire, appelée LDC (Lebanese Diaspora Channel). 
Selon le communiqué, la LDC est consacrée à la diffusion des nouvelles en direct, ainsi qu’à celle des programmes les plus populaires de la chaîne libanaise LBCI, comme le « talk show » Kalam el Nass et les programmes Celebrity Duets et Ahmar Belkhat Al Areed.
 
Cette nouvelle chaîne, destinée à la diaspora, émet via le satellite Nile Sat, sur la fréquence  « 11680 horizontal , symbol rate 27500 ».

La LDC est lancée quelque huit mois après que le groupe LBC a perdu au profit du prince saoudien, Walid ben Talal, son bras satellitaire LBC Sat, qui émet principalement au Moyen-Orient et a été rapatriée au Caire.

Ben Talal s’était associé en 2007 avec le PDG actuel de la chaîne, le Libanais Pierre el-Daher, pour former le groupe Rotana-LBC. Début 2012, les deux associés se séparent, et le groupe est restructuré : la société de production PAC est dissoute, la LBC Sat revient au prince, Pierre el Daher garde la LBC, la LBCI et la LBC + (qui regroupe les canaux satellitaires LBC Europe, LBC Amériques, LBC Australie).
 
Par ailleurs, le canal historique LBC, fondé en 1985 par les Forces libanaises (FL), et la LBCI, créée en 1992 et qui a racheté les actifs de la LBC, sans que la cession soit jamais enregistrée au registre du commerce, sont sous le coup de procédures judiciaires. Les Forces Libanaises en réclament la propriété, ce que Pierre el Daher récuse, s’appuyant sur la loi sur l’audiovisuel de 1993 qui stipule qu’une télévision ne peut pas appartenir à un parti. Les FL ont porté plainte en novembre 2007 pour abus de confiance. En octobre 2012, la chambre criminelle de la cour de cassation a tranché les recours des deux parties sur les vices de forme et de fond de la procédure, et a relancé le cas, qui est maintenant entre les mains du juge pénal de Beyrouth. La procédure risque d’être longue, entre premier jugement, cour d’appel et cour de cassation. Pendant ce temps, la LBCI affirme dans un communiqué que ses opérations tournent comme à l’habitude.   


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