Le point sur… LES PERSPECTIVES ÉNERGÉTIQUES
La production pétrolière du
Moyen-Orient va connaître
une expansion rapide, passant de 24
millions de barils par jour en 2004 à 28
millions b/j en 2010 et 36 millions en
2020. L’Arabie saoudite, qui possède les
plus grandes réserves du monde, demeurera
de loin le fournisseur le plus important
de la planète. Sa production va passer
de 10 millions b/j en 2004 à 18 millions
en 2030. L’Irak va connaître le taux
de croissance le plus élevé de la production.
En conséquence de cette évolution, la part du Moyen-Orient
dans la production pétrolière mondiale va passer de 30 %
en 2004 à 40 % en 2030. La part de l’Arabie saoudite dans
la production totale de pétrole au Moyen-Orient restera
presque la même qu’aujourd’hui, soit 36 %. Mais trois pays
verront leur part progresser : l’Irak, le Koweït et les EAU.
Quant à la production de gaz, elle promet d’être encore plus
rapide que celle du pétrole, passant de 260 milliards de
mètres cubes (Gm3) en 2004 à 860 Gm3 en 2030. Les augmentations
les plus importantes seront le fait de l’Arabie
saoudite, du Qatar et d’Iran.
Avec cette croissance de la production, les pays de la
région vont augmenter leurs parts d’exportation, passant de
19 millions b/j de pétrole exporté en 2004 à 22 millions en
2010 et 36 millions en 2030. De même, pour le gaz, les
exportations vont passer de 34 Gm3 en 2003, à 102 en 2010
et 244 en 2030.
La satisfaction de la demande mondiale d’énergie durant
les 25 prochaines années nécessite des investissements
considérables. On estime à 835 milliards $ l’investissement
dans les secteurs pétrolier et gazier des pays de la région
pour la période 2004-2030, soit environ 33 milliards $ par
an. Cependant, depuis quelques années, l’investissement
mondial en capacité de production de pétrole et en capacité
de raffinage est en perte de vitesse par rapport à la progression
de la demande. Cette évolution est en grande partie
à l’origine de la hausse récente des cours du pétrole.


