Le pays opte pour l’ouverture économique
Longtemps hésitante entre une politique de fermeture destinée à
protéger les industries nationales encore peu compétitives et la
nécessité de s’intégrer dans le jeu des échanges internationaux, l’Égypte
paraît aujourd’hui s’orienter vers l’ouverture de son économie. Et
ce afin d’attirer les investisseurs étrangers et de rééquilibrer sa balance
commerciale au profit des exportations qui sont, en moyenne, deux
fois inférieures aux importations.
Largement stimulées par une production intérieure en expansion et par
une amélioration des liquidités en devises, les importations égyptiennes
ont augmenté de façon spectaculaire. Très diversifiées, ces
importations sont constituées de produits chimiques, plastiques, fer et
acier (34 %), pièces détachées de voitures, matériel électrique (21 %),
matières premières (18 %), voitures, produits pharmaceutiques, produits
laitiers, prêt-à-porter (13 %).
D’un autre côté, les exportations se sont nettement accrues, passant
de sept milliards en 2001 à 16 milliards en 2005, s’expliquant principalement
par la forte progression des exportations de pétrole et de
gaz, soutenues par la hausse du prix du baril de brut et par la mise en
production de nouveaux champs de gaz naturel. Le reste des exportations
est constitué d’engrais, de produits pharmaceutiques, de prêt-àporter,
de fil de coton…
L’Union européenne est désormais le premier client et le premier fournisseur
de l’Égypte grâce à l’entrée en vigueur, début 2004, de son
accord d’association avec Le Caire. En 2005, 38 % des exportations
égyptiennes étaient destinées vers l’UE et seulement 31 % vers les
États-Unis. Alors que les importations en provenance de l’UE représentaient
40 % du total et celles en provenance des États-Unis, 24 %.
La part des marchés asiatiques a été d’environ 15 %.
(Milliards de dollars) 2001 2002 2003 2004 2005
Exportations 7,0 7,2 8,9 12,2 16,0
- dont Produits pétroliers (%) 33,8 34,8 39,8 39,9 47,9
Importations 15,7 14,8 15,0 21,5 27,1
Solde commercial -8,7 -7,4 -6,0 -9,3 -11,1
Source : Banque centrale d’Égypte.


