En collaboration avec l’Insee français, le
gouvernement a publié les comptes économiques
pour l’année 2003, après la série
qui a concerné les années 1997 à 2002.
Selon cette étude, le PIB libanais est passé de
18,7 milliards de dollars en 2002 à 19,5 milliards
en 2003, en augmentation de 4,15 %,
contre une croissance moyenne de 2 % sur la
période précitée. En voici les principales
conclusions :
- L’écart structurel entre dépense nationale et
production intérieure, qui était de 34,2 % du
PIB en 1997, est tombé à 21 % en 2003.
- La contribution de l’agriculture et de l’industrie
représente 17,3 % du PIB.
- La croissance de la consommation ayant
été plutôt modérée, celle de la production a
été alimentée par la progression des exportations
et des investissements privés qui ont
repris avec vigueur en 2003 (+17,5 %), alimentés
par l’apport de capitaux étrangers en
quête de placement. Leur part dans la dépense
nationale qui était de 12,2 % en 2002
s’élève à 13,4 % en 2003.
- Le déficit commercial en biens et services
représente 17,4 % de la dépense
nationale. Il est couvert par des transferts
extérieurs qui ont contribué au financement
de l’économie nationale, soit directement,
soit indirectement, en contribuant à
la formation de l’épargne des ménages.
Ces transferts ont très fortement repris en
2003 et renforcé la capacité de financement
du secteur privé, ce qui s’est traduit
par un accroissement notable des dépôts
des résidents dans les banques commerciales.
- Grâce à la reprise de l’activité mais surtout
en raison de l’excédent de la balance des
paiements, l’épargne nationale brute retrouve
en 2003 un niveau proche de 1998 : 4 169
milliards de LL.
- La participation du système bancaire au
financement des investissements privés est
allée en décroissant depuis 1997 pour devenir
même négative en 2003. L’excès des disponibilités
des banques a été investi en bons
du Trésor, placés à l’extérieur ou gelés
auprès de la Banque du Liban.
- Le déficit public a nettement diminué en
2003 et ne représente plus que 12,8 % du
PIB, après avoir varié durant la période 1997-
2002 entre 15 et 20 % du PIB. Sa couverture
a nécessité l’utilisation d’une bonne partie
de la capacité de financement interne et
externe.
- L’importance des intérêts purs (marges
bancaires exclues) servis sur la dette
publique dans les circuits de la distribution
secondaire est prédominante : ils représentaient
149,3 % des prélèvements obligatoires
sur les revenus en impôts directs
et cotisations sociales en 1997. Ce rapport
passe à 184 % en 2002 et 181 % en
2003. Compte global de biens et services 2002-2003
Valeurs en milliards de LL Variation en %/an
2002 2003 2003 au Var. des Var. des
prix de 2002 prix volumes
Emplois 38 265 41 114 40 050 2,7 4,7
Consommation privée 23 742 25 407 24 529 3,6 3,3
Consommation publique 4 815 4 988 4 971 0,3 3,3
Investissement privé et
variation des stocks 4 120 4 843 4 775 1,4 15,9
Investissement public 1 002 889 871 2,0 -13,1
Total dépense nationale 33 679 36 127 35 147 2,8 4,4
Exportations 4 586 4 987 4 904 1,7 6,9
Ressources 38 265 41 114 40 050 2,7 4,7
PIB 28 209 29 846 29 380 1,6 4,1
Importations