Avant la guerre, le ministère des
Finances espérait contenir la dette
publique au-dessous des 40 milliards
de dollars en 2006. Les conséquences de
l’offensive israélienne l’obligent à réviser ses
prévisions : elle atteindra finalement les 41
milliards de dollars cette année, principalement
en raison de l’augmentation du déficit
budgétaire.
Fin juin, la dette publique brute totalisait
38,8 milliards de dollars, contre 38,5 milliards
fin 2005. Le taux d’intérêt moyen sur
toutes les catégories d’obligations émises
par l’État s’établissait à 8,28 % fin juin,
contre 7,62 % fin décembre 2005.
Au premier semestre, le ministère avait
réussi à émettre pour 750 millions de dollars
et 175 millions d’euros d’eurobonds et réaliser
des opérations de swaps sur 71 % des
eurobonds arrivant à échéance en 2006
(soit 1,7 milliard de dollars). Il avait ainsi
réussi à se financer sur les marchés, sans
recourir à la Banque centrale qui a au
contraire réduit son portefeuille de bons du
Trésor de trois milliards de dollars sur la
période. Les opérations ont été réalisées à
des taux favorables (7,375 % pour échéance
avril 2014, 8,25 % pour échéance avril
2021 et 5,875 % pour échéance 2012 en
euros).
Le ministère prévoit que les conditions de
financement vont se détériorer en raison de
l’augmentation des risques de refinancement
en monnaie locale et en devises. Il a
d’ores et déjà dû annuler une émission d’eurobonds
qui était prévue fin juillet. De fait, la
guerre a provoqué une chute des cours des
eurobonds sur le marché secondaire et augmenté
leurs rendements. Les spreads sont
ainsi passés de 6,99 % fin juin à 7,63 % le
19 août. Le ministère souligne toutefois que
la tendance s’est inversée depuis cette date.
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