Après la pénurie de billets de banques
provoquée par la forte augmentation de
la demande de liquide, au moment du
déclenchement de la guerre, les banques ont
fait face après le 14 août à un excès.
L’abondance de monnaie fiduciaire pose
deux problèmes, explique Shadi Karam,
PDG de la BLC. D’abord ces billets ne peuvent
pas être placés, ils sont donc considérés
comme de l’argent non productif et
représentent un poids pour les établissements
de crédit. D’autant que les billets
excédentaires ne pouvaient être transférés
à l’étranger tant que durait le blocus.
Ensuite, les compagnies d’assurances
couvrent les banques dans la limite d’un
certain montant. L’augmentation des
dépôts en espèces a donc occasionné des
frais d’assurance supplémentaires.
Le phénomène s’explique probablement par
l’impact de la distribution d’aides sonnantes
et trébuchantes par le Hezbollah, pour un
montant estimé à plus de 150 millions de dollars.
Il pourrait aussi être dû à la restitution
des billets retirés au plus fort du mouvement
de panique.
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