Le bilan consolidé des banques a diminué
de 2,4 % en rythme mensuel en juillet, à
73,2 milliards de dollars, mais il reste supérieur
de 9,8 % par rapport à juillet 2005.
Cette baisse est le résultat de celle des
dépôts (-3,6 % en rythme mensuel) qui sont
passés de 60,6 milliards de dollars en juin à
58,5 milliards en juillet, soit un recul de 2,15
milliards de dollars. Cependant, cette diminution
intervient après une forte croissance au
premier semestre qui porte la hausse cumulée
sur les sept premiers mois de l’année à
2,6 % en rythme annuel.
Le portefeuille des créances n’a de son côté
pas varié. Il totalise 18,6 milliards de dollars
fin juillet, en hausse de 7,6 % en rythme
annuel, grâce à la croissance record enregistrée
au premier semestre.
L’impact de la guerre s’est en revanche traduit
par une hausse de la dollarisation qui est
passée de 72,8 % à 74,8 % des dépôts fin
juillet. Un mouvement qui reste toutefois moins
important que l’année dernière, le taux de dollarisation
ayant franchi le seuil des 80 % après
l’assassinat de Rafic Hariri.
La tension liée à la guerre s’est aussi répercutée
sur le niveau des liquidités primaires en
devises qui ont chuté de 49,7 % à 48 % des
dépôts durant le mois de juillet. Le niveau de
liquidité globale est resté inchangé à 83,5 %,
contre 83,4 % en juin et 82,7 % en
décembre 2005.