La saison 2006 qui s’annonçait excellente
pour les plages (voir Le Commerce du
Levant de juillet 2006) a été catastrophique.
Orchid, à Jiyé, a par exemple perdu
150 000 dollars et presque 250 000 dollars de
manque à gagner, selon Gilbert Khoury, propriétaire
et gérant de la plage. C’est d’ailleurs pour
tenter de limiter les dégâts qu’à peine une dizaine
de jours après le cessez-le-feu, cette plage a
rouvert ses portes. « Elle est quasiment pleine
les week-ends, contrairement aux jours de
semaine très calmes », d’après Khoury.
Le Eddé Sands de Jbeil, qui a fermé ses portes
très tôt alors qu’il n’était pas dans la zone la
plus exposée, au sud de Beyrouth, a quant à lui
rouvert le samedi 2 septembre. « Les pertes et
le manque à gagner s’élèvent à plus d’un million
de dollars », confie Ralph Nader, directeur
général, selon qui « le chiffre d’affaires du mois
de septembre est inférieur de 50 % à celui de
septembre 2005 ». Les clients ne sont plus au
rendez-vous. « On n’espère plus rien pour
2006 et juste une année correcte en 2007 »,
ajoute Nader.
Plusieurs plages n’ont même pas eu le temps
d’ouvrir officiellement, tel le Lazy B de
Georges Boustani dont l’inauguration était
prévue du 12 au 15 juillet.
Le Pangéa a, lui aussi, raté son entrée sur le
marché des plages malgré l’ambition qu’il
affichait de par sa taille et son envergure. Le
Pangéa a tout de même rouvert début septembre
et tente comme les autres de limiter
les dégâts, tout en affichant une volonté de
rester ouvert en hiver.
Du côté du Bamboo Bay, la situation est tout
aussi difficile : 560 000 dollars de pertes
sèches et 350 000 dollars de manque à
gagner. La plage qui a rouvert le 1er septembre
n’a tenu que 10 jours et a refermé
ses portes le 11 septembre faute de clientèle.
« L’avenir est sombre », affirme le propriétaire
gérant Gilbert Khoury.