Les promesses des différents pays du Golfe
entretiennent l’espoir au Liban que le mois
de ramadan, ou tout du moins la fête du
Fitr, permettra de remplir les hôtels dont le
chiffre d’affaires a chuté en raison de la guerre.
Le Phoenicia InterContinental, qui sert souvent
de baromètre pour le secteur, affirmait toutefois
fin septembre qu’il n’avait pas encore de réservations
pour la période concernée.
Plusieurs établissements se veulent malgré tout
optimistes. C’est le cas du Holiday Inn Dunes.
Rita Atwan, coordinatrice de la restauration,
espère un chiffre d’affaires semblable à celui de
l’année dernière. Le Royal Dbayé, aussi, a par
exemple lancé une campagne publicitaire pour
l’occasion, l’objectif étant de compenser autant
que possible les pertes de l’été. Anne-Marie
Hachem, directrice des revenus, affiche des
objectifs de 40 à 45 % de taux d’occupation des
chambres au cours du mois et de 80 à 90 %
durant les trois jours du Fitr. Rares sont toutefois
les établissements qui investissent dans des
opérations spéciales ou des décorations adap-
tées au mois du jeûne musulman. La concurrence
effrénée que se sont livrés en la matière
les hôtels de Beyrouth les années précédentes
a, en effet, propulsé les coûts à la hausse, sans
que les recettes ne permettent forcément de les
rentabiliser. La plupart des établissements préfèrent
donc éviter les risques cette année.
Le Four Points Verdun assurera par exemple
des buffets pour les iftars nocturnes, accompagnés
des traditionnels narguilés. Il a en
revanche annulé ses programmes spéciaux
dans les salles de réception, explique Jad
Shamseddin, directeur marketing. Il a aussi
revu à la baisse ses objectifs de taux d’occupation
: 20 % au lieu de 30 pendant le mois de
ramadan, même s’il espère rééditer les 68 %
pour la fête. Idem au Mövenpick où des
artistes de la maison Rotana (qui appartient
au groupe du prince al-Walid ben Talal, propriétaire
de l’enseigne) animeront des soirées
autour des iftars, mais le projet d’installer
une tente en bord de mer, d’une capacité
d’un millier de convives, a été reporté. D’ordinaire, le taux d’occupation des hôtels est
faible – autour de 40-45 % – pendant le mois
de ramadan, ce n’est que pour la fête du Fitr
qu’il dépasse les 85 %, explique Rami Assily,
directeur général adjoint du Mövenpick.
C’est donc sur les trois jours de la fête que se
concentreront les espoirs du secteur. Tout au
long du mois, en effet, l’activité restauration
augmente certes, mais elle ne génère pas
des bénéfices très importants, les marges
étant beaucoup moins grandes que dans la
location de chambres, affirme Hala Hachache,
directrice marketing et ventes au Sheraton
Coral Beach. Elle ajoute que la direction de
l’hôtel a choisi de ne rien changer à la stratégie
marketing adoptée en 2005 qui lui avait permis
de réaliser 3 300 couverts pour le ramadan, et
un taux d’occupation des chambres de 50 %
en moyenne sur le mois.
Déjà abonné ? Identifiez-vous
Les articles de notre site ne sont pas disponibles en navigation privée.
Pour lire cet article, veuillez ouvrir une fenêtre de navigation standard ou abonnez-vous à partir de 1 $.
Pour lire cet article, veuillez ouvrir une fenêtre de navigation standard ou abonnez-vous à partir de 1 $.


