La croissance est spectaculaire
L e développement des Émirats arabes unis est spectaculaire. Le
PIB a presque triplé en l’espace de sept ans, passant d’environ 48
milliards de dollars en 1998 à un peu moins de 135 milliards en 2005.
De plus, l’économie des Émirats est à la fois plus solide et plus diversifiée
qu’il y a dix ans, la contribution des hydrocarbures ayant été
ramenée de 70 % au milieu des années 1970 à 35 % actuellement.
L’attractivité des Émirats est cependant encore faible. Le flux d’investissements
directs n’a pas dépassé 295 millions de dollars en
2004 contre 700 millions pour l’Iran et 865 millions pour Bahreïn.
Les résultats financiers de l’année 2005 ont été meilleurs que ceux
de 2004 et supérieurs aux prévisions effectuées en début d’année,
confortés par l’augmentation des quantités d’hydrocarbures produites,
qui sont passées de 2,67 millions de barils par jour en 2004
à 2,72 millions en 2005, et par la hausse du prix moyen du baril de
36,3 à 53 dollars.
Le taux de croissance du PIB en volume s’est rapproché des 9 %.
L’excédent de la balance commerciale a atteint 38 milliards de dollars
contre 28 milliards en 2004 ; celui de la balance courante 19 milliards
contre 10,6 milliards ; et celui de la balance des paiements 3,2 milliards
contre 3,5 milliards de dollars. L’exercice budgétaire de 2005
s’est soldé par un excédent voisin de 27 % du PIB contre un niveau de
18,2 % en 2004.
La seule ombre au tableau vient de la dérive enregistrée par les prix à
la consommation, dérive qui est tirée à la fois par l’explosion des loyers
(dont le poids dans la composition de l’indice est compris entre 35 et
40 %), par le renchérissement des matériaux de construction et par
l’abondance des liquidités disponibles. Alors qu’il est passé de 3 % au
début des années 2000 à un peu moins de 5 % en 2004, le taux d’inflation
a dépassé les 10 % en 2005.
Et l’année 2006 se présente sous des auspices on ne peut plus favorables.
Dans ce contexte, les Émirats comptent parmi les marchés les
plus importants, les plus dynamiques et les plus solvables de la région.
Ils représentent une plate-forme permettant de rayonner sur l’ensemble
de la zone, des pays du Conseil de coopération du Golfe à l’Iran
et même au sous-continent indien.
Les investissements émiratis à l’étranger sont importants, qu’il s’agisse
d’investissements de portefeuille, d’investissements immobiliers
(notamment dans l’hôtellerie comme le rachat par Dubai Investment
Group de l’Essex House à New York ou celui de l’ex-hôtel
Knickerbocker à New York également par Istihmar) ou de participations
prises ou susceptibles de l’être au capital d’un certain nombre d’entreprises
étrangères comme l’acquisition par une des composantes de
Dubai Holding de 2,2 % du capital de Daimler-Chrysler, une transaction
évaluée à près d’un milliard de dollars.
Par ailleurs, une partie des entreprises émiraties mettent progressivement
en place une politique de développement international et de
croissance externe. Citons par exemple : Etisalat en Arabie saoudite
et au Pakistan, Emirates Bank, Mashreqbank, Dubai Islamic
Bank, Emirates qui a racheté 44 % du capital de Sri Kankan Airlines,
Etihad Airways qui a acquis 33 % du capital de Cargolux,
l’International Petroleum Investment Company, Dubai Aluminium,
Dubai Ports World, Emaar, Dubai International Properties, le groupe
Majid al-Futtaim.
Indicateurs
Prévisions 2006
Population (millions d’habitants) 4,96
Production pétrole (millions barils/jour) 2,97
Prix moyen du baril (dollars) 63,1
Montant du PIB (milliards dollars) 163,6
PIB par habitant (dollars) 32 986
Contribution des hydrocarbures au PIB 37 %
Solde des comptes publics (% du PIB) 30
Indice des prix à la consommation 8 %
Balance commerciale (milliards dollars) 52
Balance courante (milliards dollars) 31,2
Balance courante/PIB 19,1 %
Balance des paiements (milliards dollars) -
Réserves en devises de la Banque centrale 21 à 21,7
Dette extérieure (milliards dollars) 48,9
Dette extérieure/PIB 29,9 %
Sources : FMI – Ministère du Plan – Mission économique pour le Moyen-Orient.


