L’ Afrique pourrait devenir le prochain fournisseur de biocarburant
du monde, selon Abdoulaye Wade, le chef de l’État sénégalais.
Dans certains pays comme le Sénégal, la facture pétrolière a
doublé en trois ans, rappelle Wade. Ainsi, à l’instar du Brésil, les biocarburants
réalisés à partir de molécules d’origine agricole (betterave,
colza, maïs, canne à sucre, tournesol) constituent une véritable alternative
au pétrole cher. Déjà, la société privée sud-africaine Ethanol-
Africa a annoncé la création de la première usine africaine de bioéthanol
fabriqué à partir de maïs, à Bothaville, au centre du pays.
L’usine devrait être opérationnelle fin 2007 et la société envisage d’ici
à 2010 la construction de sept autres usines, pour un coût global estimé
à 1,2 milliard de dollars.
La compagnie sucrière sénégalaise a également entrepris des transformations
de sa distillerie pour produire de l’éthanol à base de canne
à sucre – un investissement de plus de six millions de dollars. Elle
espère dès juillet 2007 pouvoir produire 60 000 litres d’éthanol par
jour. Une production destinée dans un premier temps à l’exportation
vers les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.
Selon un rapport de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation
et l’agriculture), la bioénergie, à condition d’une bonne gestion,
peut aider à éliminer la pauvreté et la faim, en allégeant la facture
des importations et en favorisant la création d’emplois.
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