Le bilan consolidé des banques commerciales
a augmenté de 7,1 % en rythme
annuel fin août, à 72 milliards de dollars,
l’impact de la guerre de l’été ayant été compensé
par une croissance record au cours du
premier semestre.
La performance reste meilleure que celle de
la croissance moyenne des cinq dernières
années qui est de 4,9 %. Cependant, au cours
de la période juillet-août 2006, le total des
actifs a régressé de 3,9 % contre une augmentation
de 1,5 % en juillet-août 2005.
Les dépôts ont baissé de trois milliards de
dollars au cours des mois de juillet et
d’août 2006, soit une chute de 5,1 %, alors
qu’ils avaient connu une augmentation de
2,6 % au cours des mêmes mois de 2005.
Sur les huit premiers mois de l’année, les
dépôts ont quand même augmenté de 562
millions de dollars, soit de 1 % contre une
baisse de 0,7 % au cours de la même
période de 2005 et une augmentation
moyenne de 4 % au cours des cinq dernières
années.
Parallèlement, les crédits bancaires ont
augmenté de 1,3 milliard de dollars, soit de
7,4 % au cours des huit premiers mois de
2006 – contre une légère augmentation de
0,4 % au cours de la même période de
2005 et d’une hausse moyenne de 1,7 % au
cours des cinq dernières années – atteignant
fin août 18,6 milliards de dollars.
Un indicateur permet de comprendre la résistance
des banques aux chocs successifs
qu’elle subit : les liquidités disponibles sont
d’environ 17 milliards de dollars, ce qui signifie
que les banques ont des moyens de placements
équivalents à la taille du PIB, une
situation exceptionnelle.
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