Risque de pénurie de courant

Pour faire face à une croissance continue de la consommation électrique
(+8 % en 2005, soit 34 milliards de kWh), le secteur électrique
syrien doit se doter, d’ici à 2012, d’une capacité supplémentaire estimée
entre 3 000 et 4 000 MG. Or, la construction de deux nouvelles centrales
à Deir Ali et Deir Ez-Zor, l’extension de celles de Nasrieh et Zayzoon et la
réhabilitation des anciennes centrales de Banias et Mehardeh (qui permettraient
une génération supplémentaire de 2 000 MG) connaissent des
retards qui, s’ils ne sont pas résorbés rapidement, pourraient entraîner une
pénurie de courant électrique dès la fin de cette année. Par ailleurs, les
bénéfices que pourra retirer la Syrie de son interconnexion au réseau électrique
Mashrek-euro-méditerranéen ne seront effectifs qu’à long terme.
Pour résorber ce déficit latent, deux options se présentent aux autorités
syriennes : à moyen terme, l’appel à des investisseurs privés et à court
terme la création de centrales au diesel. Dans la pratique, l’État s’est dit
disposé à étudier des propositions émanant du secteur privé. Plusieurs
annonces ont été faites en ce sens, mais aucune n’a abouti à des opérations
concrètes. Quant aux centrales au diesel, l’avantage principal réside
dans la rapidité de leur mise en oeuvre. Les pouvoirs publics semblent peu
enclins à étudier cette piste, la considérant trop onéreuse et polluante.
Pour le moment, trois actions peuvent être menées en parallèle : une
réduction drastique des pertes du réseau de distribution, estimées à 25 %
de la production, une rationalisation de la consommation et une meilleure
valorisation des énergies renouvelables.
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