Lancement d’un plan d’urgence pour les chemins de fer
Deux accidents dans des collisions entre trains circulant en
sens inverse sur une même voie (le 21 août et le 4 septembre)
ont fait plus de 65 morts et 160 blessés en Égypte. Ces
catastrophes ont montré une fois de plus l’état de délabrement et
la vétusté du réseau ferroviaire égyptien.
Le gouvernement égyptien a lancé sur-le-champ un plan d’urgence
destiné à moderniser les chemins de fer. D’un montant de 1,4
milliard de dollars, ce plan sera financé en partie par un prélèvement
sur le produit de la vente de la troisième licence de téléphonie
mobile, le solde devant être couvert par l’emprunt.
L’Égypte a d’ailleurs confié une mission d’évaluation sur un programme
de réhabilitation des transports ferrés au cabinet américain
Booz Allen Hamilton. Le rapport d’experts doit être remis en
novembre 2006. La Banque mondiale envisage d’octroyer un prêt
de 270 millions de dollars destiné à aider la société d’État
Egyptian National Railways à financer sa réorganisation et son
programme d’équipement. Ce projet concernera l’ensemble du
réseau, soit près de 5 000 km avec, principalement, le renouvellement
de 400 km de voies, la mise en place d’un centre de
contrôle moderne du trafic, l’installation d’un nouveau système
informatique visant à optimiser la gestion des flux de passagers et
de marchandises. Créés en 1851, les Chemins de fer égyptiens
transportent chaque jour 1,4 million de passagers et emploient
115 000 salariés. Les recettes ne couvrent que 60 % des charges
de cette entreprise publique.


