De l'engagement à la mise en oeuvre, il y a souvent un pas que
certains États hésitent à franchir. Il en va ainsi de la lutte contre
la corruption. Si les pays membres de l'Organisation de coopération et
de développement économiques (OCDE) condamnent unanimement le
versement de pots-de-vin, ils font en revanche preuve de beaucoup
moins de détermination lorsqu'il s'agit de s'attaquer aux pratiques
corruptrices de leurs grandes entreprises. Telle est la conclusion à
laquelle arrive Transparency International à la lecture de l'Indice de
corruption des pays exportateurs (ICPE) pour 2006.
L'ICPE est un classement de trente pays exportateurs censé refléter la
propension de leurs entreprises à verser des pots-de-vin à l'étranger.
Le classement n'est guère flatteur pour la France qui n'arrive qu'en
15e position, loin derrière la Suisse, la Suède, l'Australie, l'Autriche, le
Canada, le Royaume-Uni, l'Allemagne ou les Pays-Bas. En Europe,
seuls le Portugal (16e) et l'Italie (20e) ont des entreprises jugées plus
promptes à verser des pots-de-vin que la France. Les pays les plus
mal notés sont l'Inde, la Chine, la Russie, la Turquie, Taïwan, la
Malaisie, l'Afrique du Sud et le Brésil.
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