Les investissements encouragés dans le secteur des hydrocarbures
L’industrie pétro-gazière égyptienne connaît actuellement des
transformations importantes. Le dynamisme des holdings d’État
qui contrôlent les secteurs du pétrole et du gaz a permis au pays
d’enrayer le déclin de sa production et de diversifier ses sources
d’énergie.
L’État reste l’acteur principal du marché, mais fait appel aux grandes
sociétés privées pour l’exploration et l’exploitation des nouveaux gisements.
Depuis 2001, 78 accords d’exploration ont été signés et les
sociétés pétrolières ont investi 2,5 milliards de dollars. Les contrats
d’exploration sont accordés pour sept ans et se font sous forme de
joint-ventures entre les compagnies étrangères et l’Egyptian General
Petroleum Corporation (EGPC).
La production journalière de pétrole brut est actuellement en Égypte
de 641 000 barils. Les autorités égyptiennes estiment à 3 669 milliards
de barils les réserves totales de pétrole conventionnel, alors que
les réserves prouvées de gaz naturel atteindraient 1,9 million de milliards
de m3. Les découvertes récentes les plus importantes se situent
dans le golfe de Suez.
Mais, malgré les importantes campagnes d’exploration et les nouvelles
découvertes, l’accroissement rapide de la consommation va
épuiser les réserves de pétrole et l’on estime que, dans quelques
années, le pays deviendra un importateur net de pétrole. L’Égypte
a donc décidé de promouvoir son potentiel gazier, afin de conserver
le plus longtemps possible sa rente pétrolière. Cette nouvelle
politique a été illustrée en 2002 par l’accord d’exportation de GNL
entre Gaz de France et l’EGPC, et plus récemment par la signature
d’un protocole d’entente entre EGPC et la société russe
Gazprom.
Actuellement, 6e exportateur de gaz liquéfié au monde, le potentiel
gazier de l’Égypte, longtemps sous-exploité, est l’un des plus
importants de la région et est largement concentré dans le delta
du Nil en Méditerranée. Il est estimé à près du double des
réserves prouvées.


