Le secteur libanais de la restauration ne
souffre pas seulement d’une baisse
d’activité, dans certains quartiers, il est
complètement paralysé. Des rues entières de
la capitale, réputées pour leurs restaurants et
leurs cafés, sont désertiques. Il s’agit surtout
du centre-ville, tour à tour victime du dialogue
national, de la guerre et des manifestations
de tous bords. La rue Monnot est également
touchée, puisque les noctambules
semblent préférer Gemmayzé. La rue de
Damas qui a connu un développement très
rapide, avec des espaces bien plus grands
qu’ailleurs, souffre déjà de plusieurs fermetures.
Gemmayzé est le seul à échapper à la
sinistrose, mais le rythme des ouvertures a
nettement diminué.
Au total, le Liban compte 5 500 restaurants
et cafés, selon les chiffres du syndicat
qui les représente. Le secteur emploie
près de 55 000 personnes. Le président
du syndicat, Paul Ariss, avait prévu une
baisse de 50 % du chiffre d’affaires pour
2006, sans parler du manque à gagner
évalué à près de 74 millions de dollars.
« Les appels à l’aide adressés au gouvernement
sont vains. Les demandes d’allègements
fiscaux et de report des
échéances restent dans les tiroirs des
ministères », déplore Paul Ariss.
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