Multiplication des projets gaziers

L’Egyptian General Petroleum Corporation (EGPC), holding d’État,
vient de donner son approbation de principe au groupe koweïtien al-
Kharafi pour la réalisation d’une raffinerie à Suez, à proximité d’Aïn Sokhna.
Ce projet qui nécessite un investissement estimé à près d’un milliard de
dollars permettra le raffinage du pétrole lourd et du mazout fourni à hauteur
de 60 % par les sociétés traditionnelles de raffinage, le reste étant
assuré via le pipeline Somid, d’une capacité de 2,5 millions de barils/jour.
Par ailleurs, la construction d’une jetée de 400 mètres de long au port d’Aïn
Sokhna permettra d’assurer le stockage des produits pétroliers et pétrochimiques
en accueillant des cargos géants de capacité allant jusqu’à
120 000 tonnes.
D’un autre côté, le gouvernement égyptien a signé un accord de coopération
avec le géant russe Gazprom portant sur des projets de recherche, de
développement et de production de pétrole et de gaz, et un autre avec
Novatec, deuxième groupe gazier russe. Parallèlement, la société bahreïnie
Danagaz s’apprête à lancer, avec son partenaire local, un projet
de liquéfaction de gaz dans la région du golfe de Suez. Cette usine
permettra la transformation annuelle de 150 millions de pieds
cubiques de propane en 120 000 tonnes métriques de butane liquide.
Alexei Miller, directeur de Gazprom, la société qui a signé un accord de coopération
avec le gouvernement égyptien.