Malgré la morosité du secteur, des
restaurants continuent d’ouvrir,
comme le Myu développé par Joe
Mourani, 28 ans, qui a choisi de s’établir à
Gemmayzé. Le Myu est un restaurant-bar de
60 places assises dont le concept est fondé
sur la simplicité de la carte et de l’ambiance :
« Je pense que pour réussir, il faut oser la
sobriété, éviter les décors excessifs ainsi que
trop de mélanges de saveurs dans l’assiette »,
affirme le propriétaire des lieux.
Joe Mourani, qui a d’abord été ingénieur civil
(diplômé de McGill, à Montréal), s’est subitement
intéressé à la restauration et a obtenu un
diplôme de l’Institut Paul Bocuse de Lyon en
2004. Il a lui-même conçu le menu du Myu
dont il est le directeur et l’unique actionnaire.
Il a investi près de 300 000 dollars dans l’affaire
qu’il espère rentabiliser en 30 mois : « Ça
pourrait aller plus vite, surtout si nous sommes
complets tous les soirs comme depuis l’ouverture,
le 22 décembre dernier. » Le Myu, dont
le nom est inspiré d’un surnom de Mourani, a
choisi Paul Kaloustian comme architecte. Ce
dernier, dont c’est le premier restaurant, a
étudié à l’ALBA avant d’obtenir une maîtrise
d’architecture à Harvard.
Mourani qui a travaillé à La Perouse, un des
plus vieux restaurants de Paris, ainsi qu’à La
Maison-Blanche, le fameux restaurant de
l’avenue Montaigne à Paris, a refusé un poste
d’assistant directeur de la restauration de l’hôtel
Crillon à Paris pour développer son projet
de restaurant-bar. Il a trouvé le local lorsqu’il
était en vacances à Beyrouth pendant l’été
2005, ce qui l’a décidé à rentrer au pays.
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