Michel Ayoub a le prénom le plus connu de Faraya et Kfardebiane

Depuis l’ouverture en 2005 de l’hôtel
Terre Brune, au-dessus du restaurant
Chez Michel, Michel Ayoub est
devenu un acteur incontournable du secteur
de la restauration et de l’hôtellerie
dans la région de Faraya et Kfardebiane.
Né en 1958 à Baskinta, Michel Ayoub a
commencé sa carrière en tant que serveur
à l’hôtel du Faqra Club en 1977 après des
études à l’École hôtelière de Dékouané.
Il se lance en 1984, à l’âge de 26 ans, dans
son premier projet de restaurant non loin des
ruines de Faqra qu’il baptise : Chez Michel. La
formule est simple, celle d’un restaurant libanais
traditionnel avec terrasse en été et un DJ
qui n’hésite pas à transformer le restaurant en
boîte de nuit en fin de soirée. Le succès est
immédiat et Ayoub qui a investi 200 000 dollars
les rentabilise en moins de trois ans.
En 1996, il décide de déplacer son enseigne
sur un terrain de 10 000 m2 à proximité de
l’emplacement original. Il investit cette fois
800 000 dollars et fait appel au décorateur
Jean-Louis Mainguy. Le succès est également
au rendez-vous. Ayoub rentabilise le nouvel
investissement en cinq ans. Mieux, il devient
En collaboration avec
w w w . h o d e m a . n e t
une référence de la restauration en montagne et
son parcours fait rêver. Le secret de sa réussite
tient à son aptitude à personnaliser les relations
avec les clients, tout en conservant une certaine
authenticité. Le patron est lui-même aux
manettes, parfois avec l’aide de son frère
Joseph et de sa mère Oum Michel.
Chez Michel est une institution dans la restauration.
Il emploie 20 à 50 personnes selon les saisons
et fait vivre une quarantaine de familles.
Ces succès incitent Ayoub à se lancer dans
l’hôtellerie. Il choisit un terrain de 7 000 m2
situé un peu plus haut que son restaurant. Il
confie aussi la décoration des 45 chambres,
du restaurant et du lobby à Jean-Louis
Mainguy. Le nom de l’hôtel, Terre Brune, fait
référence à la couleur des rochers de la
région. Il se positionne comme le “boutique
hôtel” dont Faraya-Kfardebiane a besoin.
L’investissement tourne autour des 10 millions
de dollars selon Michel Ayoub qui a prévu de
le rentabiliser d’ici 10 à 12 ans. Le démarrage
est difficile, en raison de la situation politique
qui l’empêche de développer sa clientèle internationale.
Il se contente pour l’instant de cibler
principalement les consommateurs libanais
les week-ends : « Les clients sont très capricieux,
ils hésitent à venir lorsque la météo est
mauvaise ! » Son taux d’occupation a malgré
tout avoisiné les 30 % en 2006, selon lui.
Michel Ayoub se tourne aujourd’hui, comme
tous les restaurateurs libanais, vers l’étranger
avec des projets de franchises de son restaurant
Chez Michel à Dubaï et Qatar.