La Banque européenne d’investissement a publié un rapport explorant la façon d’améliorer l’impact des transferts des émigrés dans les pays méditerranéens.
Il étudie notamment les flux de remises dans le “corridor” reliant l’Allemagne au Liban. Ils sont estimés à 16 millions de dollars, ce qui est très peu à l’échelle des transferts reçus par le Liban, dont l’essentiel provient des pays du Golfe.
La communauté libanaise en Europe ne représente qu’une petite fraction de la diaspora répartie dans le monde, il est donc difficile d’espérer accroître l’efficacité des transferts effectués par les émigrés vers leur pays d’origine, à travers des mesures initiées en Europe. C’est pourquoi, la BEI limite ses recommandations à des mesures destinées à renforcer la productivité de ces remises.
Les résultats de 41 mini-enquêtes réalisées sur le terrain au Liban montrent que les trois quarts des remises des émigrés libanais en Allemagne sont envoyées au Liban à travers les sociétés de transferts de fonds, considérées comme sûres, rapides et bon marché. Western Union dispose de 580 points de vente au Liban et Money Gram de 250.
Même lorsque des émigrés ont un compte en banque, ils transfèrent leur argent à travers les sociétés de transferts, en l’absence d’agences bancaires libanaises en Allemagne ou d’alliances entre des banques allemandes et des banques libanaises, comme c’est le cas par exemple avec des banques espagnoles ou marocaines.
D’un point de vue économique, les sociétés de fonds ne servent qu’à transférer de l’argent sans effet multiplicateur, la BEI recommande donc de développer les canaux bancaires.
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