Richard Riley était depuis juillet 2006 le directeur général de l’hôtel Vendôme et le directeur des opérations du groupe InterContinental au Liban (cf. Le Commerce du Levant, janvier 2007). Il quitte ses fonctions pour se rendre à Dubaï.

Pour quelles raisons quittez-vous le Liban ?
Ma famille était censée me retrouver, mais à cause de la guerre elle est restée à Dubaï. L’éloignement de ces 12 derniers mois a été très difficile.

Quels sont les aspects positifs de votre séjour au Liban ?
Les gens ! J’ai beaucoup appris d’eux, je les ai admirés et je me suis fait des amis pour la vie. J’ai été traité comme un invité du pays avec un accueil venant du cœur. Je suis très heureux de cette expérience.

Comment évaluez-vous votre séjour au Liban, avez-vous réussi à réaliser quelques-uns de vos objectifs, malgré tout ?
J’aimerais penser que oui, mais à vrai dire la réalité est moins rose. Le grand plan envisagé durant ma courte visite au Liban, en avril 2006, est resté dans les tiroirs à cause de la situation. À la place, je me suis retrouvé à gérer les crises et à gonfler le moral des employés.

Quel est l’état de l’hôtellerie et du tourisme au Liban aujourd’hui ?
Je n’aurais jamais imaginé qu’un an après ce terrible été 2006, la crise serait aussi grave. Je pense que tout cela est une perte de temps et un manque à gagner pour le Liban, qui est le plus beau pays du Moyen-Orient.

Où allez-vous ?
Je vais m’installer à Dubaï. Je rejoins Emaar, au poste de directeur général de son nouveau pôle hôtelier. Le groupe a construit des hôtels et signé des contrats de gestion avec plusieurs chaînes internationales pendant des années et s’estime désormais en mesure de lancer sa propre chaîne hôtelière. Nous allons ouvrir trois hôtels de luxe à Dubaï l’année prochaine et plusieurs projets sont en route.