Lancement des travaux de l’aéroport King Abdulaziz

L’Autorité générale pour l’aviation civile (GACA) a lancé la phase 1 du projet de développement du King Abdulaziz International Airport (KAIA). Cette phase qui devrait s’achever en 2012 couvre une surface de 400 000 m2 qui remplacerait les terminaux nord et sud existants. Elle assurera également le lien avec La Mecque, Médine et le centre-ville de Djeddah par la gare prévue à cet effet. Géré en coopération avec l’entreprise libanaise Dar al-Handassah, le projet en trois phases d’une capacité d’accueil de 80 millions de passagers par an devrait être terminé en 2035. Il comprend, entre autres, la construction de deux nouveaux terminaux, un parking d’une capacité d’accueil de 5 700 voitures, la rénovation du hall Saudi Airlines, la conversion du terminal nord en bâtiment administratif ainsi que la construction d’une usine de dessalement d’eau d’une capacité de 35 000 m3 par jour. Première compagnie aérienne privée Le gouvernement syrien a accordé la première licence permettant la création d’une compagnie aérienne privée. The Pearl of Syria, au capital de cinq millions de dollars, est un partenariat entre la holding syrienne Cham (40 %), la société al-Aqeelah Finance Leasing & Investment basée au Koweït (35 %) et Syrianair, la compagnie nationale d’aviation (25 %). Cette dernière n’investira pas en numéraire ; sa contribution se fera sous forme d’avions et de droits d’atterrissage. Les deux compagnies d’aviation vont coordonner leurs vols et partager les destinations existantes. The Pearl of Syria devrait se concentrer sur les vols à trois heures de distance de Damas au maximum. Budget de l’année 2008 : en hausse de 2 % Le budget de l’année 2008 a été voté à hauteur de 600 milliards de livres syriennes (soit 11,7 milliards de dollars) en hausse de 2,04 % par rapport à celui de 2007. Les principaux objectifs définis dans ce budget portent sur l’amélioration du niveau de vie des citoyens, le financement des projets d’investissement en cours, l’allocation des ressources aux besoins urgents en matière de santé, d’habitat et d’enseignement, la diminution des dépenses courantes, le développement des ressources humaines et la modernisation du système judiciaire national. Le déficit prévisionnel s’élèverait à 3,56 milliards de dollars, soit 9,8 % du PIB. Hors pétrole, le déficit atteindrait 15 % du PIB, ce qui reflète la fragilité structurelle des ressources budgétaires du pays. À signaler que l’audit de l’exercice budgétaire 2006 a montré qu’au total 99,7 % des engagements prévus ont été honorés. Ce budget a été clôturé avec un déficit de près de 875 000 dollars, soit 2,6 % du PIB. Pour 2007, la situation est différente en raison du contexte politique régional. Le gouvernement reste toutefois optimiste et anticipe un déficit de 4,5 % du PIB. Commerce : nouvelle législation Une nouvelle législation sur le commerce va entrer en vigueur en avril 2008. Elle devrait modifier les pratiques commerciales syriennes. Le premier chapitre porte sur les généralités (commerce, commerçants et établissements commerciaux) ; le second est relatif aux contrats commerciaux, aux hypothèques et aux dépôts bancaires ; le troisième traite des obligations commerciales ; et le dernier du règlement des litiges, de l’arrangement à l’amiable et des faillites. Cette loi fait référence à d’autres textes, notamment les lois sur les loyers, la propriété intellectuelle, l’enregistrement des sociétés étrangères… Elle réserve un cadre au développement du commerce électronique et devrait être complétée prochainement par une législation sur l’arbitrage commercial, les sociétés et les agences, et filiales de sociétés étrangères. Jordanie Inauguration de l’unité de dessalement de Zara-Main L’usine de dessalement de Zara-Main est opérationnelle. Lancé en 2001, le projet consistait à collecter les eaux saumâtres des vallées de Mujib, Zara-Main qui se déversent dans la mer Morte à les traiter et à les pomper, en partie vers Amman, alors que le reste servira à la consommation des hôtels jouxtant la mer Morte. Ce projet se subdivise en deux phases : la première a été financée par le Fonds arabe pour le développement économique et social et la seconde – don’t le coût est estimé à 91 millions de dollars – principalement par l’USAid avec une légère participation du gouvernement jordanien. La Jordanie connaît un important déficit en eau qui pourrait atteindre 350 millions de m3 en 2020. D’autres projets sont à l’étude pour approvisionner en eau Amman don’t la population représente près de la moitié de celle du pays (cinq millions d’habitants) et ne cesse de croître. Nouvelles orientations énergétiques La Jordanie souhaite réduire sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur en matière d’énergie. À cet effet, le gouvernement s’est lancé dans un programme ambitieux basé sur une meilleure utilisation des sources d’énergies locales, la mise en place de nouveaux projets et le développement de l’utilisation des énergies renouvelables. Ce programme prévoit notamment : - Le lancement de projets énergétiques entre 2007 et 2020 d’un coût global de près de 20 milliards de dollars. - La poursuite du programme de libéralisation du secteur pétrolier et des négociations avec l’Égypte sur l’importation de gaz. - Le développement de l’exploitation des schistes bitumineux. - La construction d’un pipeline pour le pétrole brut d’Aqaba à la raffinerie de Zarqa (300 millions de dollars). - Le recours à un réel potentiel d’énergies renouvelables avec un parc éolien d’une puissance de 300 MW d’ici à 2009. Les recettes de l’impôt sur le revenu ont atteint 675 millions de dollars, fin novembre Le système fiscal jordanien est divisé en deux parties : la fiscalité directe qui concerne les sociétés et les personnes physiques et la fiscalité indirecte (TVA et la taxe spécifique). Les recettes de l’impôt sur le revenu ont connu une forte augmentation cette année, grâce à une meilleure collecte. Elles ont atteint, fin novembre 2007, 675 millions de dollars contre 590 millions et 405 millions pour les années 2006 et 2005. En ce qui concerne l’imposition des personnes, des distinctions existent entre les employés des sociétés locales et ceux des sociétés étrangères, ainsi qu’entre les employés du secteur privé et les fonctionnaires. Ainsi, par exemple, les revenus d’un employé non jordanien travaillant pour une société non jordanienne enregistrée en Jordanie ne sont pas imposables. Moyen-Orient Le Fonds EuroMena acquiert 79 % de ITWorx Le Fonds EuroMena dédié à la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) a acquis, en partenariat avec la Banque Venture Capital, première banque islamique d’investissement basée à Bahreïn, et Proparco, bras privé de l’Agence française de développement pour le financement de projets privés dans les pays en voie de développement, 79 % de ITWorx, le leader régional de développement de logiciels basé au Caire. Pétrole : 274 milliards de dollars d’excédents en 2007 Le prix moyen du baril de brut des pays du Moyen-Orient a fortement augmenté en 2007 par rapport à 2006. Le prix du baril de brut saoudien a enregistré la hausse la plus importante (25 %), passant de 60 à 70 dollars. Les bruts irakien et émirati ont augmenté respectivement de 18 et de 12 %. Au total, la production pétrolière de l’ensemble de la région du Moyen-Orient a été de 21,9 millions de barils par jour en 2007, au prix moyen du baril OPEP de 68 dollars. À production constante, l’évolution des prix du baril provoque une explosion des excédents. L’excédent total des pays de la zone (Irak et Iran inclus) a été d’environ 274 milliards de dollars en 2007. L’Arabie saoudite affiche à elle seule une balance courante excédentaire de 125,8 milliards de dollars, soit 35 % de son PIB. Même un pays comme l’Iran, pourtant objet de sanctions internationales, a vu ses recettes pétrolières tripler entre 2002 et 2006, passant de 19 milliards à plus de 60 milliards de dollars. Près de 15 milliards de dollars d’introductions en Bourse en 2007 Les introductions en Bourse réalisées en 2007 dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) ont représenté 14,5 milliards de dollars, en hausse de 77 % par rapport à l’année précédente. Selon une information de Zawya Investor, rapportée par le bulletin de la Banque Byblos, l’Arabie saoudite a attiré 39 % (soit 26) des 66 opérations d’introduction en Bourse, suivie par la Jordanie (14) et le Maroc (10). Les institutions financières ont représenté 52 % du total et les compagnies immobilières 11 %. Dubai Ports World, coté sur le Dubai International Financial Exchange, a réalisé la plus grosse opération du genre en offrant 23 % de son capital pour un montant de 4,96 milliards de dollars. Saudi Kayan Petrochemical a occupé la seconde place avec l’introduction de 45 % de son capital à la Bourse d’Arabie saoudite pour un montant de 1,8 milliard de dollars. Arabie saoudite Merrill Lynch démarre ses activités Merrill Lynch Saudi Arabia a démarré ses activités de conseil financier en Arabie saoudite après avoir obtenu une licence de 99 ans. Le directoire de cette société par actions, au capital de 13,3 millions de dollars, est composé de quatre membres élus par l’assemblée générale pour une durée de trois ans. Lancement des travaux de l’aéroport King Abdulaziz L’Autorité générale pour l’aviation civile (GACA) a lancé la phase 1 du projet de développement du King Abdulaziz International Airport (KAIA). Cette phase qui devrait s’achever en 2012 couvre une surface de 400 000 m2 qui remplacerait les terminaux nord et sud existants. Elle assurera également le lien avec La Mecque, Médine et le centre-ville de Djeddah par la gare prévue à cet effet. Géré en coopération avec l’entreprise libanaise Dar al-Handassah, le projet en trois phases d’une capacité d’accueil de 80 millions de passagers par an devrait être terminé en 2035. Il comprend, entre autres, la construction de deux nouveaux terminaux, un parking d’une capacité d’accueil de 5 700 voitures, la rénovation du hall Saudi Airlines, la conversion du terminal nord en bâtiment administratif ainsi que la construction d’une usine de dessalement d’eau d’une capacité de 35 000 m3 par jour. Le projet de Ras al-Zour en difficulté Le projet géant de production d’eau et d’électricité de Ras al-Zour peine à démarrer. Il semble que l’approvisionnement en turbines à vapeur et en équipement de dessalement d’eau de mer soit actuellement difficile, compte tenu de la forte demande mondiale. Une dizaine de groupes ont été invités à remettre leurs offres en février 2008. Les travaux devraient être entamés en novembre 2008. Projet de budget excédentaire en 2008 Adopté en Conseil des ministres, le projet de budget 2008 saoudien porte sur des recettes de 120 milliards de dollars et des dépenses de 110 milliards de dollars, dégageant ainsi un excédent de 10 milliards de dollars. Les recettes sont estimées sur la base d’une production pétrolière de 9,1 millions de barils par jour au prix moyen unitaire de 45 dollars. S’inscrivant dans la continuité des deux exercices précédents, il met l’accent sur les dépenses sociales (éducation, formation, santé) et le développement régional (routes). La forte progression des dépenses d’investissement (+7,9 %) prévues aux alentours de 44 milliards de dollars, soit 40 % des dépenses globales, exprime la volonté de dynamiser l’économie. Par ailleurs, la priorité donnée au remboursement de la dette interne et à l’accroissement des réserves montre que le gouvernement reste prudent dans la gestion des excédents. Émirats arabes unis L’émir de Dubaï entre au capital de Sony Dubai International Capital, le fonds d’investissement contrôlé par l’émir de Dubaï, cheikh Mohammad al-Maktoum, a annoncé un investissement important dans le capital du groupe japonais Sony sans en préciser le montant. Les responsables de ce Fonds avaient toutefois indiqué en juillet dernier vouloir acquérir des participations susceptibles d’atteindre 1,5 milliard de dollars dans une ou deux sociétés japonaises. Une telle injection équivaudrait à 3 % environ du capital de Sony. Le Fonds, qui gère environ 12 milliards de dollars d’actifs, a récemment pris des participations chez le spécialiste allemand de l’alumine Almatis et chez le gestionnaire américain de hedge funds Och-Ziff Capital, don’t il détient 9,9 %. Commandes record pour Emirates La compagnie aérienne émiratie Emirates a annoncé qu’elle commandait à Airbus 70 appareils A350 XWB et trois exemplaires supplémentaires de l’A380, et qu’elle transformait en commandes fermes ses intentions d’achat sur huit autres A380, pour une valeur totale de plus de 20 milliards de dollars. Il s’agit ainsi de la plus grande commande en valeur de toute l’histoire du constructeur européen. Emirates a aussi pris une option sur 50 autres appareils A350 et commandé 12 Boeing 777-300 ER pour une valeur de 3,2 milliards de dollars. Tableaux et graphes inclus dans la version pdf.