En attendant une éventuelle privatisation, le gouvernement a confié à la compagnie égyptienne Orascom la gestion du réseau de téléphonie mobile précédemment opéré par Alfa, en laissant MTC Touch à la compagnie koweïtienne Zain. Le contrat a été alloué pour un an renouvelable une fois à l’issue d’un appel d’offres auquel a aussi participé Sofrecom, une filiale de France Télécom.
En novembre dernier, à l’expiration des contrats des anciens opérateurs, le ministre des Télécoms, Gebran Bassil, avait présenté au gouvernement des offres négociées de gré à gré avec Sofrecom et Zain. Par la suite et dans un souci de transparence, il lui a été demandé d’organiser un appel d’offres. En attendant, MTC Touch a poursuivi ses activités alors que le réseau opéré par Alfa est passé sous la tutelle du ministère.
Les offres négociées de gré à gré étaient inférieures d’environ quatre millions de dollars par rapport aux offres soumises au gouvernement, mais « le ministère est ensuite parvenu à réduire ces dernières de 3 % pour les ramener au même niveau que celui des montants négociés de gré à gré », a déclaré Gebran Bassil. « L’apport majeur des nouveaux contrats est qu’ils comprennent l’obligation de développer les réseaux sous peine d’amende, ce qui signifie une meilleure couverture et sans doute une baisse des prix. » Ces contrats coûteront au Trésor 150 millions de dollars par an contre 129 millions s’ils avaient été gérés par l’État.
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