Le gouvernement bahreïni a approuvé le projet de budget pour les exercices 2009 et 2010, établi sur la base d’un baril à 60 dollars. Le projet de budget prévoit pour 2009 des recettes de l’ordre de 3,6 milliards de dollars, en hausse de 8,8 %, et des dépenses de 4,03 milliards de dollars, en hausse de 8,22 %. La part des recettes pétrolières augmente de 73,5 à 81,5 %. Du côté des dépenses, la part des dépenses de fonctionnement bondit de 73,8 à 85,2 %, alors que la part des dépenses d’investissement se réduit de 26,2 à 14,8 %. Cela s’explique par la transformation de certaines structures publiques telles que le port, l’aéroport, Gulf Air, Batelco, Alba en sociétés de droit privé.
De son côté, le conseil des Affaires financières et des Ressources en énergie du sultanat d’Oman a annoncé les grandes lignes budgétaires pour l’année 2009. Le budget 2009 sera calculé sur la base d’un prix du baril de pétrole à 55 dollars (45 dollars en 2007), afin de maintenir le niveau de dépenses publiques et les engagements financiers pris en faveur des projets de développement et d’assurer l’équilibre budgétaire.
En ce qui concerne le projet de budget 2009 de l’Irak, il se base sur une hypothèse de niveau du prix du pétrole qualifiée de “conservatrice”.La volatilité du prix du pétrole conduit, cependant, à s’interroger sur le niveau précis des ressources de l’État irakien en 2009. L’excédent dégagé par l’exécution budgétaire 2008 reste toutefois élevé, alors que les réserves disponibles de l’État irakien sont estimées à 70 milliards de dollars.
De son côté, l’Arabie saoudite a adopté un budget en déficit de 17 milliards de dollars. Le ministre des Finances a demandé aux administrations de réviser les contrats en cours de négociation dans le contexte de baisse des prix des matières premières et de variation des taux de change (dépréciation de l’euro par rapport au dollar). L’ensemble des programmes fait aussi l’objet d’un réexamen drastique qui pourrait entraîner le gel temporaire des chantiers considérés comme non prioritaires ou stratégiques. Dans le secteur pétrolier, l’Aramco adopte une attitude prudente face à la crise actuelle qui pourrait remettre en cause le développement de différents projets en amont et en aval. La situation est cependant loin d’être problématique à ce stade. Le gouvernement soutiendra la croissance en poursuivant la réalisation de grands projets d’infrastructure pour un montant global de 400 milliards de dollars. La gestion prudente de ses avoirs financiers, qui a épargné le royaume de la crise boursière, lui donne largement les moyens de financer son développement pendant les années de vaches maigres.
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