Les branches “maladie et maternité” et “allocations familiales” de la Caisse nationale de Sécurité sociale sont toutes deux déficitaires depuis plusieurs années. Pour combler ces déficits, la CNSS a dû puiser, entre 2004 et fin 2008, quelque 600 milliards de livres libanaises (400 millions de dollars) dans les réserves de la branche des indemnités de fin de service qui se montent à 5 500 milliards de livres (3,6 milliards de dollars), selon Mohammad Karaké, directeur général de la CNSS.
Pour régler le déséquilibre financier chronique de la CNSS, la direction générale a soumis au conseil d’administration un projet de hausse des cotisations des deux branches déficitaires. Cette proposition consiste à augmenter les cotisations à la caisse “maladie et maternité” de 1,55 % (+0,30 % sur la part des salariés, +0,40 % sur la part des employeurs, le reste, soit 0,85 %, devant être financé par l’État). Les cotisations à la branche “allocations familiales” seraient portées à 6,5 %, soit une augmentation de 0,5 %. Parallèlement, le plafond du salaire soumis à la cotisation devrait être porté de 1,5 million de livres actuellement à deux millions.