Le Premier ministre, Fouad Siniora, a soumis aux membres du gouvernement un plan s’étalant sur deux ans (2009-2010) visant à atténuer l’impact de la crise financière internationale sur le Liban. Le plan propose des injections de liquidités, des mesures pour stimuler l’investissement public et privé, et des mesures de soutien à l’emploi.
En matière d’injection de liquidités, le plan indique que la hausse des salaires dans le secteur public et l’effet de rétroactivité devraient générer 900 millions de dollars en 2009 et 2010, et la baisse des prix des matières premières 600 millions de dollars. Avec la hausse des salaires dans le secteur privé, les promesses d’accélération des versements publics aux entrepreneurs et aux hôpitaux ainsi que les financements des expropriations, la poursuite des indemnisations de la guerre de juillet 2006, les liquidités injectées représenteraient environ 10 % du PIB. Ce qui devrait soutenir la consommation.
Au niveau des investissements, le plan propose d’accélérer les projets de travaux publics et d’investissements financés par les aides extérieures. Quant aux mesures de soutien à l’investissement privé, elles consistent à accélérer le versement des prêts bonifiés obtenus à Paris III en faveur des entreprises. Le plan propose également d’élargir la base des bénéficiaires des prêts subventionnés par le Trésor à travers la BDL. Il propose aussi d’annuler certaines taxes qui ne rapportent pas des sommes conséquentes au Trésor. Par ailleurs, il souligne qu’il faudrait œuvrer avec les institutions locales et internationales en vue de créer des fonds de capital risque “capital and private equity funding”.
En ce qui concerne le soutien à l’emploi, le plan propose d’élaborer un projet de loi permettant à l’État de prendre en charge les cotisations patronales à la CNSS pour toute nouvelle création d’emploi en 2009-2010. Et prévoit également d’accorder des facilités de financements et des exemptions fiscales aux entreprises à haute valeur ajoutée ou créatrices d’emploi. La création de trois zones économiques (à Tripoli, Rayak et Zahrani) est aussi envisagée ainsi que la révision du programme Export Plus.