Près de six mois après la création de l’Union pour la Méditerranée lors du sommet de juillet, le projet a connu un début de concrétisation avec un accord de coopération signé le 30 janvier au siège de la Caisse nationale française des caisses d’épargne, par dix banques méditerranéennes parrainées par la Banque européenne d’investissement (BEI) et l’Agence française de développement (AFD).
L’accord porte sur vingt projets concrets allant de la facilitation des transferts financiers au financement des grands projets d’infrastructure, en passant par l’aide aux PME et le lancement de produits de banque, d’assurance et d’immobilier.
La Fransabank est la seule partie prenante libanaise. Sa vocation méditerranéenne est confirmée depuis quelques années par une présence directe en Syrie, en Algérie et en France. « Nos origines phéniciennes nous font tout naturellement considérer le bassin méditerranéen comme étant notre espace premier d’activités », a expliqué le président du groupe, Adnan Kassar. La Fransabank participe plus particulièrement à quatre groupes de travail qui traitent des transferts, de l’épargne, du financement des PME et des financements de projets avec les compétences réparties sur l’ensemble du réseau, c’est-à-dire au Liban, en France, en Algérie et en Libye.
Les établissements signataires ont convenu d’un programme de travail pour l’année en cours. Parallèlement, sera lancée l’étude de la forme que pourrait éventuellement avoir cette alliance. Elle a été confiée à un comité stratégique sous la houlette de Bernard Comolet, président de la Caisse nationale des caisses d’épargne. Au menu, plusieurs projets : l’envoi et le transfert des fonds des migrants par le moyen d’une plate-forme commune aux banques signataires, sur une base tarifaire réduite ; transferts réalisés de compte à compte ou par cartes bancaires sur différentes zones ; jumelage de produits d’épargne du Nord et du Sud ; accompagnement des migrants qui souhaitent créer leur propre entreprise ; facilitation des échanges d’informations sur les opportunités d’affaires et d’investissement ; ouverture, dans le cadre d’un accord multilatéral, de comptes croisés et facilités de financement accrues pour soutenir le développement des PME.
Union pour la Méditerranée : dix banques, dont la Fransabank,
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